jeudi 29 mars 2012
Echos du Palet : Dijon encore primé
Palmarès 2001/2012* :
Meilleur joueur français : Anthony Guttig - Dijon. Il a été élu meilleur Espoir en 2009 (succède à Kevin Hecquefeuille)
Meilleur gardien : Florian Hardy - Chamonix (succède à Billy Thompson et à Ronan Quemener)
Meilleur Espoir : Anthony Rech - Rouen (succède à Loïc Lampérier)
Meilleur entraîneur : Stéphane Gros - Chamonix. Il a déjà été élu dans la même catégorie en 2007, alors qu'il dirigeait Morzine-Avoriaz (succède à Patrick Turcotte)
Meilleur arbitre : Nicolas Barbez (succède à Bruno Colléoni)
Meilleur compteur : Martin Gascon - Dijon (succède à Carl Mallette)
Equipe la plus fair play : Gap (succède à Briançon)
Ici, le récapitulatif des palmarès précédents
*vote établi par les 14 entraîneurs de ligue Magnus et les sélectionneurs de l'équipe de France, Dave Henderson et Pierre Pousse
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vendredi 24 février 2012
Echos du Palet : les hauts et les bas de la saison Part. II
- Gap : les bas...
- Grenoble : les hauts...
- Morzine-Avoriaz : les hauts...
- Neuilly-sur-Marne : les bas...
Force est de constater que ce nouveau groupe n'a pas été à la hauteur des ambitions affichées par le club : participer au premier tour des play-offs. Seul changement positif au sein des Bisons : l'arrivée de Miroslav Hala. L'excellent portier slovaque a remplacé Billy Blase (fracture de la main). Si l'équipe parvient à retrouver un jeu solidaire et très solide en défense, il est fort à parier que la grande expérience et la sérénité du gardien formé à Trencin saura faire la différence face à Villard-de-Lans pour maintenir les Bisons en Magnus la saison prochaine. Et en cas de maintien, il serait également intéressant pour Neuilly de construire son avenir en commencer son recrutement en France. Les centres de formation regorgent de jeunes joueurs qui ne demandent qu'à exprimer leur talent...
- Rouen : les hauts...
Après deux coupes Magnus successives, les Dragons ont pour objectif d'en décrocher une troisième. L'équipe, bâtie pour remporter la coupe d'Europe, comme l'avait annoncé Thierry Chaix en fin de saison dernière, parviendra-t-elle à vaincre ses propres démons ? Car le pire ennemi pour Rouen est lui-même. Et peut-être également Dijon que le champion de France en titre pourrait retrouver en finale, au cas où les deux équipes parviendraient toutes deux à se hisser à ce stade des play-offs.
- Strasbourg : des hauts...
Délaissant volontairement la coupe de la Ligue, Strasbourg en revanche espérait mieux qu'une sortie en demi-finales face à Rouen en coupe de France. Mais les Alsaciens, à l'image de leur fantasque et très attachant gardien, Vladimir Hiadlovsky, sont capables de tout. Et pourquoi pas de nous refaire le coup de la finale 2011 ? Mais pour cela, il faudrait venir à bout d'une part des Gothiques et d'autre part, battre ensuite Rouen, autre finaliste de ligue Magnus 2011 et surtout... tenant du titre !
- Villard-de-Lans : des bas...
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jeudi 23 février 2012
Echos du Palet : les hauts et les bas de la saison Part. I
- Amiens : les bas...
- Angers : les bas...
Là aussi, l'équipe, qui s'est séparée de plusieurs joueurs en cours de saison, n'a plus que la coupe Magnus à offrir à ses supporters. Caen résistera-t-il en cinq matches aux Ducs ? En cas de victoire, Angers retrouverait dès les quarts de finale l'un de ses plus coriaces adversaires, à savoir Briançon...
- Briançon : les hauts...
- Caen : les hauts...
Les Bas-Normands ont rempli leur objectif en s'assurant de leur maintien en élite la saison prochaine. Reste à l'effectif du capitaine Paquet et de son assistant Gomane à se faire plaisir, sans avoir la pression du résultat face à Angers qui risquent beaucoup plus gros par rapport à une éventuelle élimination avant les quarts de finale.
- Chamonix : les hauts...
Un adversaire là encore coriace que la bande du "vieux lion", alias Richard Aimonetto, pourrait retrouver en quarts de finale, en cas de qualification des Haut-Savoyards face à Gap. Un très beau derby montagnard quoi qu'il arrive en perspective... Les Chamois auront encore besoin de leur gardien Florian Hardy, en état de grâce cette saison, qui a fait preuve d'une régularité et d'une solidité à toute épreuve.
- Dijon : les hauts...
Dijon termine 2e derrière Rouen, à un point devant Chamonix. Un confort inestimable pour cette formation Bleu et Or qui a fait le pari d'un recrutement majoritairement tricolore, d'une homogénéité très solidaire et a misé sur l'un des gardien les plus expérimentés de la ligue Magnus, Ramon Sopko. Dijon est à nouveau sous les feux des projecteurs puisque les meilleurs joueurs français et étranger élus par la presse sont Anthony Guttig et Martin Gascon. Qui de Grenoble ou d'Epinal stoppera la course folle des Ducs cette saison ? Pas sûr qu'ils résistent au rouleau compresseur bourguignon qui se verrait bien, pourquoi pas, faire un doublé avec la coupe de France...
- Epinal : des bas...
Les Dauphins souffrent d'une profondeur de banc insuffisante et d'une défense dont les dirigeants attendaient davantage (10e défense sur 14). Parviendront-ils à se qualifier pour les quarts de finale qu'ils n'ont pu jouer la saison dernière, car battus par Strasbourg ? La réponse est chez les Brûleurs de Loups...
Demain, Glacenews évoquera le bilan de Gap, Grenoble, Morzine-Avoriaz, Neuilly-sur-Marne, Rouen, Strasbourg et Villard-de-Lans.
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jeudi 16 février 2012
Echos du Palet : quand la technique sert le hockey
Voici le résultat :
La Finale de la Coupe de France 2012 en Time-Lapse par site de la FFHG.
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jeudi 27 octobre 2011
Echos du Palet : au coeur des Bleus
Tristan Alric publie "L'incroyable histoire de l'équipe de France". Un ouvrage très riche sur l'épopée des Bleus, nourri de témoignages inédits et d'anecdotes insolites recueillis par celui qui incarna la plume du hockey sur glace au journal L'Equipe pendant vingt ans. Entretien.
Guillemette Flamein : pourquoi avoir sorti un ouvrage sur l'équipe de France ?
Tristan Alric : cet ouvrage s'inscrit dans une démarche cohérente par rapport au travail que je mène au sein de la fédération depuis cinq ans, qui est de recréer une mémoire du hockey sur glace français. J'ai suivi l'équipe de France pendant vingt ans en tant que journaliste à l'Equipe. J'ai vécu l'histoire des Bleus de l'intérieur. L'idée était de faire un lien avec ce qu'il s'est passé depuis les débuts jusqu'à aujourd'hui.
G. F. : de quelle façon avez-vous travaillé ? Quel accueil vous ont réservé les acteurs de l'époque que vous évoquez ?
T. A. : concernant la partie contemporaine, j'en ai déjà été un spectateur privilégié. J'ai également contacté d'anciens joueurs internationaux qui étaient ravis de raconter l'histoire de leur sport favori. Il était important pour eux qu'à travers ce livre, l'on fasse découvrir aux nouvelles générations les grands joueurs qui les ont précédées. J'ai donc pris mon bâton de pèlerin pour aller recueillir ces témoignages et ces anecdotes.
G. F. : qu'est-ce qui vous a frappé lors de l'écriture de cet ouvrage ? Quelles anecdotes étonnantes en retenez-vous ?
T. A. : on peut dire qu'il y a deux époques. La première est une époque amateur. On fumait dans les vestiaires, les joueurs n'observaient aucune règle d'hygiène alimentaire... La seconde commence à partir de 1988, avec l'arrivée du sélectionneur suédois Kjell Larsson. L'équipe se professionnalise peu à peu.
Quant aux anecdotes, il y en a tellement ! Comme celle, par exemple, du kiné de l'équipe de France qui, parti aux championnats du monde, s'est retrouvé sur la glace, parce qu'il manquait un joueur ! Il y eu aussi le cas d'un entraîneur obligé d'affûter les patins pendant le match parce qu'il n'y avait personne pour le faire ! Je citais l'époque amateur toute à l'heure. Je me souviens qu'en 1978, lors des Mondiaux organisés à Las Palmas, la compétition s'est arrêtée pendant trois jours parce que la glace fondait. Les joueurs pasaient la journée à se baigner et allaient jouer le soir...
G. F. : "L'incroyable histoire de l'équipe de France" est votre 3e ouvrage sur le hockey sur glace français. Quelle est la suite envisagée ?
T. A. : mon ambition est de créer une encyclopédie en plusieurs volumes. Le 4e ouvrage est déjà fini. C'est le tome 2 consacré aux stars du hockey français. Il paraîtra en septembre 2012. Le 5e livre est en cours d'écriture. Nourri entre autres documents par mes propres archives, il retracera l'histoire des plus grands clubs français tels Amiens, Grenoble, Rouen...
"L'incroyable histoire de l'équipe de France" par Tristan Alric - 24 euros - Disponible exclusivement sur le site de la fédération de hockey sur glace dans la rubrique "Boutique"
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jeudi 3 mars 2011
Echos du Palet : Julien Desrosiers vu par...
Aujourd'hui, retour sur Julien Desrosiers. L'attaquant des Dragons de Rouen est élu pour la 2e année consécutive meilleur joueur français de ligue Magnus par les médias. Comment se définit-il ? Comment est-il perçu ?
Réponses dans un portrait écrit pour Hockey Magazine au cours de la saison 2008/2009 avec l'intéressé, Carl Mallette, Dave Henderson, sélectionneur des Bleus, et Alain Vogin qui, à l'époque entraîneur de Rouen, avait eu la très bonne idée de réunir sur la même ligne Julien Desrosiers et Carl Mallette...
Alain Vogin : il est naturellement discret et réservé, mais je n'ai pas hésité à l’associer avec Carl Mallette, beaucoup plus extraverti. Grâce à sa vitesse, Julien est capable de se créer de belles lignes de passes. Il faut juste qu’il joue plus simple tout en utilisant sa vitesse et son habilité et là il arrive à produire un jeu incroyable ! Il a rejoint « la crème du hockey français ». Le cap mental de l’estime de soi a été franchi. Et il le prouve aujourd'hui.
Carl Mallette : depuis deux ans qu’on joue ensemble (2006), Julien a pris confiance en lui. Il a compris qu’à nous deux, on avait rien à envier aux autres. Lui est rapide. Moi, j’analyse plus le jeu et je sais comment lui dire ce qui va et ce qui ne va pas sur la glace. Je crois que depuis ses années juniors, il essayait de se prouver à lui-même et aux autres qu’il était un bon joueur. Il a compris qu’il est bien plus que cela aujourd’hui !
Dave Henderson : Julien est un joueur offensif très intéressant qui sait marquer et qui fait marquer des buts. Que ce soit en championnat ou avec l’équipe de France, il remplit à chaque fois son rôle comme il faut.
Julien Desrosiers : être le meilleur pointeur, le meilleur buteur, marquer… Je suis content, mais sans mes coéquipiers, sans une bonne équipe avec moi, je ne pourrais pas faire tout ça. Je prends cela positivement afin de continuer à faire mon travail du mieux que je peux.
Mes faiblesses résident peut-être dans le fait de garder un peu trop longtemps le palet. Je sais que je devrais faire plus simple et aussi ne pas trop négliger la défensive… Quand je suis arrivé à Briançon en 2004, ça ne s’est pas très bien passé au début car le coach trouvait mon jeu égoïste. Mais après beaucoup de buts, il a voulu me garder pour la saison suivante. Il avait appris à me connaître et avait compris que je ne suis pas du genre à penser à moi d’abord.
Depuis que je suis en France, pour moi, Rouen, c’est LE club. C’était aussi rassurant de savoir qu’il y avait des joueurs de mon pays d’origine qui pouvaient me comprendre si je rencontrais des problèmes. J’ai signé cette saison (2008/2009) pour trois ans car je me sens bien à Rouen, dans le club et dans la ville. Je me suis fié à l’expérience de Carl qui est parti un an à l’étranger. Est-ce que ça vaut le coup de partir ? Et pour faire quoi ? J’ai 28 ans, j’ai une petite fille, j’ai besoin de stabilité, de sécurité et j’ai un réel attachement pour ce club depuis quatre ans.
Quant à l'équipe de France, j’ai prouvé que j’étais dans le même bateau que les autres et ce n’est pas parce que je suis d’origine canadienne que je ne vais pas passer par les mêmes embûches. On donne ce qu’il y a de mieux à donner. J’ai toujours beaucoup respecté ces joueurs-là car ils étaient là depuis plusieurs années et que là encore, je doutais de mes compétences. Mais Dave Henderson nous fait bien sentir qu’il n’y a pas un joueur meilleur qu’un autre. Avec lui, tout le monde est sur le même pied d’égalité.
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jeudi 6 janvier 2011
Echos du Palet : supprimer la fusillade ? "Non", répond Fabrice Lhenry
Chaque jeudi, Glacenews vous propose un nouveau rendez-vous : Echos du Palet. Où il sera question de hockey, bien sûr, abordé sous des angles variés, avec des problématiques sociales, économiques, psychologiques, sportives, etc.
Aujourd'hui, retour sur la question de la suppression de la fusillade, souhaitée par l'Amérique du Nord lors des tournois internationaux. Le point de vue du gardien de l'équipe de France, Fabrice Lhenry.
Décidément, il y a un monde entre l'Europe et l'Amérique du Nord du point de vue du hockey sur glace. Le président de la fédération internationale a dû monter une nouvelle fois au créneau, lors des Mondiaux juniors, remportés par la Russie.
Motif de la discorde : la fusillade ou séance de tirs aux buts que souhaitent supprimer les Nord-Américains lors des tournois internationaux. René Fasel s'est déclaré opposé à cette suppression, alors que les Nord-Américains plaident en faveur de prolongations supplémentaires.
Glacenews a demandé son point de vue sur la question à Fabrice Lhenry, portier de l'équipe de France.
"C'est déjà très dur de respecter le planning lors des tournois internationaux parce qu'il y peut y avoir jusqu'à trois matches par jour. Si en plus, il faut ajouter des prolongations, alors là, c'est trop !© photo - Christian Robaëys - www.rhe76.com
Je trouve en revanche que 10 minutes de prolongation au lieu des 5 minutes actuelles seraient une bonne idée. J'ai du mal à comprendre la position des Nord-Américains dans la mesure où ils jouent les fusillades en championnat de NHL...
Les tirs aux buts font partie du hockey, c'est aussi très bien pour le public. Arrivé à ce niveau, le match se joue à trois fois rien. C'est frustrant quand tu pers la rencontre sur tirs aux buts, mais quand tu la gagnes, tu es vraiment content en tant que gardien !
Je ne les redoute pas. Je fais juste attention si le joueur qui se présente devant moi est gaucher ou droitier. Après c'est juste une question de lecture du jeu. il ne faut surtout pas faire le premier geste ! Il faut laisser le joueur faire une première feinte puis une deuxième et le faire douter en ne bougeant pas. Il faut être très patient..."
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jeudi 4 novembre 2010
Echos du Palet : bon joueur = bon entraîneur ?
Chaque jeudi, Glacenews vous propose un nouveau rendez-vous : Echos du Palet. Où il sera question de hockey, bien sûr, abordé sous des angles variés, avec des problématiques sociales, économiques, psychologiques, sportives, etc.
Aujourd'hui, premier volet d'une série sur le métier d'entraîneur avec cette question : faut-il avoir été un bon joueur de hockey pour être un bon entraîneur ? Réponse avec Antoine Richer, actuel entraîneur d'Amiens.
Guillemette Flamein : en quoi le capitanat et le coaching se ressemblent-ils ?
Antoine Richer : en tant que capitaine, il fallait montrer l'exemple, jouer, pousser, travailler. Et ce n'est pas tant le "C" qui fait qu'on pousse une équipe. Obliger les joueurs à bosser, à se bouger devrait être normal pour chacun d'entre eux. Si l'on ne le fait pas, ce n'est pas naturel, à mon sens. Les encourager, les regonfler me plaisait. Il fallait bien les connaître pour savoir comment s'adresser à chacun. Pour certains, je faisais passer le message en rigolant. Pour d'autres, une attention particulière suffisait. Et enfin pour certains, c'était le bon gros pied au derrière ! (rires)
G. F. : en quoi votre expérience de haut niveau vous a-t-elle aidé ?
A. R. : y a-t-il eu vraiment une incidence ? On peut dire oui dans la mesure où plus qu'à moi, elle a permis au club de se structurer. Depuis quelques années, on a un préparateur physique, on fait attention à la diététique. La préparation des joueurs durant l'été est devenue indispensable. La mentalité a aussi évolué. par exemple, un étranger doit vraiment apporter un plus à l'équipe.
G. F. : rares sont les joueurs de haut niveau à être devenus de bons entraîneurs. Pour quelles raisons selon vous ?
A. R. : le métier d'entraîneur comprend beaucoup de facettes qui n'existent pas dans celui de joueur. Il faut savoir répondre dans tous les domaines, en termes de présence, d'écoute, individuellement et collectivement. Il faut savoir entretenir le contact, l'échange avec les joueurs tout en gardant en tête les objectifs fixés par le président. Cela apporte de l'adrénaline, du stress. Il faut toujours être convaincu de faire le meilleur choix au moment où l'on doit le faire, sinon on n'avance plus !
G. F. : qu'est-ce qui est le plus dur à supporter ? A quoi le métier de joueur ne vous prépare-t-il pas ?
A. V. : on se remet en question tous les jours. On se torture les méninges fréquemment. Nous devons affronter en permanence un défi tactique, technique, physique et d'agressivité - dans le bon sens du terme-. Et le tout sous une énorme pression... Le challenge aussi change car il est lié à l'évolution très positive de l'état d'esprit de notre discipline. Tout le monde veut battre tout le monde. Le complexe est mis au rencart. Mais il faut pouvoir supporter tout ça en même temps. On n'y est jamais vraiment préparé...
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jeudi 28 octobre 2010
Echos du Palet : Strasbourg, Angers, Rouen et Amiens

Chaque jeudi, Glacenews vous propose un nouveau rendez-vous : Echos du Palet. Où il sera question de hockey, bien sûr, abordé sous des angles variés, avec des problématiques sociales, économiques, psychologiques, sportives, etc.
Aujourd'hui, bilan du premier quart de saison des quatre premiers du championnat : Strasbourg, Angers, Rouen et Amiens.
Allez, soyons francs ! Aucun observateur n'aurait parié sur Strasbourg à la place de n°1 après 6 journées du championnat. Pour le moment, l'Etoile Noire n'a rencontré aucune difficulté, ayant la chance de prendre Grenoble et Angers au tout début de la saison alors que ces deux équipes n'étaient pas encore rodées. Elle a même battu Amiens en coupe de la Ligue, les Gothiques s'étant offert l'Alsace au match retour.
Il faut dire que les recrues sont également à la hauteur des espérances de Daniel Bourdages. Cibula, Tarantino, Bradley et Cayer, entre autres attaquants, permettent à leur équipe de pointer à la 2e place de la meilleure offensive du classement (derrière Rouen). Le Finlandais Pasilainen renforce une défense (la 3e de la ligue) bien arc-boutée sur Hiadlovsky, qui se bonifie d'année en année. Attendons de voir Strasbourg face à Briançon et Rouen. La question est de savoir si l'Etoile Noire a le banc et les ressources nécessaires pour maintenir ce rythme infernal jusqu'à la 26e journée.
(en photo Daniel Bourdages)
Angers : un moral d'acier
Angers maintient un très beau cap malgré les nombreuses blessures qui n'épargnent le club depuis le début de saison et les changements d'entraîneur. Heureusement, le groupe est soudé. Malgré les deux défaites du début de championnat dues à la mise en place du système de jeu Constantine, les Ducs semblent avoir trouvé leur rythme de croisière ces dernières semaines après avoir battu sèchement Rouen et Amiens (5-1) en ligue Magnus.
L'équipe a fait un énorme travail de défense, la 1re du championnat (11 buts encaissés en 6 journées), relayé par l'excellent gardien Peter Aubry. Seul bémol, l'attaque, qui pourrait être encore plus performante au vu des gros talents offensifs renforcés par le Canadien Belanger. Le nouvel entraîneur devra surtout s'employer à faire fructifier l'héritage laissé par Kevin Constantine.
Rouen : son propre ennemi
S'il n'y a pas de quoi s'affoler sur le papier - Rouen est 3e du championnat derrière Angers et devant Amiens à égalité de points -, on peut néanmoins être inquiet devant l'irrégularité du champion de France en titre. Possédant la meilleure attaque de la ligue, comme à son habitude, l'équipe ne pointe qu'à la 7e place en défense. Un rang indigne du groupe au vu des arrières et du gardien international Fabrice Lhenry très expérimentés, alignés cette saison.
Le manque de sérieux, l'indiscipline, le péché d'orgueil ont déjà coûté la victoire à Epinal et à Angers, les Dragons jouant plusieurs fois avec le feu lors des rencontres face à Caen ou à Neuilly-sur-Marne en coupe de la Ligue. Rouen, cette saison encore, n'a qu'un seul ennemi, lui-même et devra s'appliquer et s'impliquer davantage. Peut-être manque-t-il aux Dragons un vrai match référence pour qu'ils trouvent enfin leur équilibre ? La saison est loin d'être finie...
Amiens : une cohésion à trouver
Cela va mieux pour Amiens qui s'invite dans le quatuor de tête depuis le début de la saison. Mais pour autant, les Gothiques souffrent d'irrégularité. Leur président, Thomas Henno, à la rentrée, disait qu'il fallait être dans les trois meilleures attaques (actuellement la 5e) et défenses (actuellement la 5e aussi) pour terminer dans le peloton de tête. Amiens doit encore progresser. La manière dont les Picards ont été battus à domicile par Chamonix et Angers laisse songeur.
Certes, Paul Deniset est blessé au nez, mais son absence ne devrait pas peser autant sur l'attaque amiénoise. Quid de Martin Tomasek, de Kevin Hecquefeuille, du gardien Billy Thomson et du retour de Thomas Roussel ? Par rapport au groupe annoncé sur le papier, l'attaque et la défense semblent être encore en-deça des ambitions affichées par le club... Le groupe doit au plus vite trouver sa cohésion pour se maintenir dans le quatuor de tête à la fin de la saison.
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jeudi 21 octobre 2010
Echos du Palet : Heikki, Kevin, Martin et les autres...
Chaque jeudi, Glacenews vous propose un nouveau rendez-vous : Echos du Palet. Où il sera question de hockey, bien sûr, abordé sous des angles variés, avec des problématiques sociales, économiques, psychologiques, sportives, etc.
Aujourd'hui, retour sur l'entraîneur américain Kevin Constantine, parti d'Angers cette semaine pour remplacer Benoît Laporte à la tête du club d'Ambri Piotta (LNA suisse). Plutôt que de nous attarder une fois de plus sur son départ, nous avons demandé à Martin Lacroix d'évoquer les méthodes de travail et la personnalité du Finlandais Heikki Leime et de l'Américain Kevin Constantine, dont il a été à chaque fois l'assistant coach... dans l'attente du prochain entraîneur.
Guillemette Flamein : vous avez travaillé aux côtés d'Heikki Leime pendant plus d'une saison et auprès de Kevin Constantine pendant plus d'un mois. Quelles différences vous ont frappé dans leur méthode de travail ?
Martin Lacroix : d'abord, je tiens à dire que ce sont deux entraîneurs d'expérience. Heikki Leime proposait un jeu plus passif, moins agressif dans le contrôle de la rondelle. Kevin Constantine appliquait un système de jeu qui nécessitait de mettre plus de pression sur le porteur du palet. Ces deux hommes représentent deux cultures de hockey complètement différentes. J'ai été particulièrement très impressionné par Kevin Constantine et sa passion pour le hockey, bien qu'il soit resté très peu de temps à Angers.
G. F. : en quoi vous a-t-il impressionné ?
M. L. : il décortique une vidéo avec une minutie incroyable entre les tiers, après les matches ! Il ne parlait pas français, j'étais son seul repère. Je lui donnais des renseignements sur les joueurs, mais aussi sur la ligue, contrairement à Heikki qui maîtrisait et la ligue et le français. J'ai donc été très proche de Kevin pendant tout son séjour. Il a tellement d'expérience, il a un tel acharnement à faire respecter ses règles et son système de jeu ! On devait respecter son placement quasiment au centimètre près et si ça n'allait pas, il interrompait l'entraînement en plein milieu et nous faisait recommencer. Il était sévère, mais dans le bon sens du terme. Il essayait toujours de chercher la perfection. Il avait dit qu'il fallait 6 à 8 semaines pour qu'il puisse installer son système de jeu au sein de l'équipe.
G. F : quelles qualités mettriez-vous en avant pour décrire ces deux entraîneurs ?
M. L. : Heikki savait parfaitement lire le jeu pendant un match et était capable, entre deux tiers temps, de modifier complètement notre façon de jouer. Auprès de Kevin, j'ai appris énormément en très peu de temps. Il s'est montré généreux avec moi et avec chaque joueur. Il était capable de prendre n'importe quel joueur, jeune ou confirmé, dans son bureau, comme il l'a fait avec le jeune Nicolas Hébert et de faire rien que pour lui une séance vidéo de 45 minutes ! Il le faisait car il voulait que tous les joueurs, sans exception, soient impliqués dans le projet d'équipe. Kevin Constantine est une très belle personne. Il est resté peu de temps, mais a laissé un bel héritage.
Dernière minute : hier, le club TPS de Turku a annoncé officiellement la fin de sa collaboration avec Heikki Leime. L'entraîneur finlandais n'a jamais réussi à faire décoller l'équipe de sa place de lanterne rouge qu'elle occupe depuis le début de la saison. Il est remplacé par Riku-Petteri Lehtonen.
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jeudi 7 octobre 2010
Echos du Palet : l'équipe de France U20, Mondiaux en vue...

Chaque jeudi, Glacenews vous propose un nouveau rendez-vous : Echos du Palet. Où il sera question de hockey, bien sûr, abordé sous des angles variés, avec des problématiques sociales, économiques, psychologiques, sportives, etc.
Aujourd'hui, gros plan sur l'équipe de France U20. Les jeunes Tricolores participent pour la 1re fois à la coupe de la Ligue et disputaient mardi et hier deux matches contre Grenoble (perdus 8-0 et 5-0). En quoi le fait de participer à un tel championnat est-il important pour ces joueurs et quelles sont leurs prochaines échéances ? Réponse avec Renaud Jacquin, leur manager.
Guillemette Flamein : comment pourriez-vous décrire ce groupe ?
Renaud Jacquin : ce groupe est constitué de joueurs dotés d'un bon état d'esprit. Ils ont envie de se battre, possèdent une vraie capacité à offrir du jeu offensivement, ont un vrai poids à faire valoir en supériorité numérique. Mais ils sont encore un peu naïfs en repli défensif. Nous avons des joueurs talentueux en attaque, des gardines de niveau international. Nous sommes plus limités en nombre dans le secteur défensif. C'est un secteur en souffrance et en carence en France.
G. F. : pour quelles raisons cette équipe participe-t-elle à la coupe de la Ligue ?
R. J. : c'est d'abord le résultat de plusieurs constats. La saison est très courte et les Mondiaux sont en décembre. Donc, il y a peu de rencontres. On se retrouvait en conflit de dates avec les juniors car les championnats, eux, courraient toujours. Depuis 2-3 ans, la Suisse, la Finlande, la Slovaquie et l'Allemagne proposent à leurs jeunes des solutions intéressantes. La Suisse et la Finlande inscrivent leur équipe U20 dans le championnat de 2e division. La Slovaquie la fait participer à l'Extraliga et en Allemagne, elle est inscrite dans la coupe d'Allemagne.
Nous nous sommes dit que la coupe de la Ligue était une compétition intéressante. Le groupe joue tous les matches de poule en octobre. C'est un moyen d'augmenter le nombre de matches et d'apporter de l'expérience à nos jeunes. Ils ont ainsi non seulement beaucoup de temps de jeu, mais également beaucoup de responsabilités face à des équipes compétitives.
G. F. : quel est l'objectif attendu ?
R. J. : l'objectif est simple. Au lieu d'avoir un stage toutes les cinq semaines, nous avons grâce à cette compétition un rendez-vous tous les 15 jours. Cela permet à l'entraîneur de voir les joueurs, aux joueurs de ne pas perdre leurs acquis. On se rapproche d'une logique de club.
G. F. : quelles sont les prochaines échéances ?
R. J. : du 7 au 14 novembre, l'équipe dispute le tournoi des 4 nations à Courchevel face à la Hongrie, l'Italie et la Slovénie. Du 4 au 10 décembre, nous préparons les Mondiaux qui se dérouleront à Tallin, en Estonie, du 13 au 19 décembre. Nous sommes actuellement en division 2. Le groupe aura la pression car il a l'obligation de remonter. On est favori et donc très attendu. En face de nous, il y aura la Belgique, es Pays-Bas, l'Espagne, l'Islande et l'Estonie.
G. F. : Stéphane Barin a décidé de se retirer de l'équipe. Quelles sont les conséquences de ce retrait ?
R. J. : l'idée du directeur technique national est d'associer à un cadre technique à un ancien international qui a vécu le haut niveau. En travaillant ensemble, ils ont constaté que leurs approches étaient opposées en termes de management et de priorités. Leur collaboration a perdu de sa spontanéité et ni l'un ni l'autre ne voulait que cela se ressente sur le groupe pendant les Mondiaux. Dave Henderson et Pierre Pousse nous ont rejoints dans l'urgence et en même temps, cela rapproche davantage les jeunes du groupe des seniors.
G. F. : comment s'opère le suivi des jeunes Tricolores au sein des clubs ?
R. J. : c'est l'un de nos chantiers importants afin d'optimiser la formation. Nous nous sommes rapprochés des préparateurs physiques pour nous accorder sur les contenus pendant l'été. Les relations plus étroites avec les clubs formateurs sont à venir. Pour l'instant, on va surperviser un match et l'on fait le point avec l'entraîneur sur chaque joueur.
G. F. : comment se prépare la transition vers l'équipe de France senior ?
R. J. : à l'issue des stages et des Mondiaux, chaque joueur fait l'objet d'un compte-rendu précis, d'une évaluation de ses points forts et de ses points faibles pour l'entraîneur des seniors. Depuis deux ans, le groupe A' permet de cibler les jeunes joueurs qui sortent du U20 mais qui ne sont pas encore prêts à intégrer l'équipe senior. Il leur faut un temps d'adaptation, il faut continuer à les encadrer. Ces stages d'été leur sont prioritaires. Ce passage encadré est indispensable pour qu'ils puissent gagner en maturité et en expérience.
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jeudi 30 septembre 2010
Echos du Palet : l'arbitrage en questions

Chaque jeudi, Glacenews vous propose un nouveau rendez-vous : Echos du Palet. Où il sera question de hockey, bien sûr, abordé sous des angles variés, avec des problématiques sociales, économiques, psychologiques, sportives, etc.
Aujourd'hui, gros plan sur l'arbitrage. Alors que Pierre Berbizier, manager du Racing-Métro (club de rugby du Top 14), a été suspendu hier, pour une durée de 60 jours, pour des propos tenus envers un arbitre, et alors que les 9e Journées nationales de l'arbitrage se dérouleront les 23 et 24 octobre, Glacenews a questionné Nicolas Barbez et Bruno Colleoni, deux arbitres principaux de ligue Magnus, au sujet de leur fonction.
Guillemette Flamein : pour quelles raisons avez-vous décidé d'arbitrer ?
Nicolas Barbez : déjà tout petit, j'étais attiré par l'arbitrage. J'ai arbitré dès l'âge de 13-14 ans. J'ai joué au hockey jusqu'à l'âge de 18 ans au poste de gardien. En jouant, j'ai découvert une chose que je ne supporte pas dans ma vie personnelle : l'injustice. J'essaie que les matches que j'arbitre soient le moins soumis à l'injustice et que l'équipe qui joue le meilleur hockey soit celle qui gagne la rencontre. le fait d'avoir joué comme gardien m'a beaucoup appris et aidé car lorsque l'on occupe ce poste, on a une vision particulière de tout ce qui peut se passer derrière.
Bruno Colleoni : j'ai commené à jouer au hockey à l'âge de 5 ans et j'ai commencé à arbitrer sur les catégories cadets et juniors. Je me suis aussi occupé du hockey mineur et des féminines en tant qu'entraîneur. J'ai mis un terme à ma carrière de joueur en 1991 et je me suis tourné alors vers l'arbitrage pour garder un pied dans ce sport qui est une passion.
G. F. : Qu'est-ce qui vous passionne aujourd'hui dans cette fonction ?
N. B. : il faut déjà avoir la passion car aujourd'hui, être arbitre est très ingrat. Ce qui me motive, c'est l'ambiance qui règne avec mes collègues. Nous sommes comme une équipe. Il règne une bonne ambiance dans le corps arbitral, on est sérieux sans se prendre au sérieux, j'y ai beaucoup d'amis. Ce qui est intéressant aussi est le fait de "diriger" une rencontre tout en sachant que l'arbitre n'est qu'un acteur secondaire de l'action qui n'est absolument pas là pour transformer ou influencer l'issue de la rencontre, les premiers acteurs étant les joueurs ! Le jour où cette ambiance aura disparu, j'arrêterai d'arbitrer.
B. C. : cela me permet de continuer à faire le sport que j'aime en développant un autre volet du hockey, mais de façon beaucoup plus régulière que lorsque j'étais joueur et arbitre. Je peux concilier mes vies professionnelle et sportive. J'éprouve aussi un certain plaisir à concilier l'effort physique et la réflexion à apporter, avec le jeu en fond de trame.
L'arbitrage est une école de vie. On retrouve les mêmes comportements humains en entreprise, vous savez. Dans mon métier, j'encadre près de 80 personnes au sein d'une entreprise européenne. Sur la glace, il s'agit aussi d'encadrer des personnes avec des profils très différents. Etre arbitre apprend à prendre sur soi, à prendre du recul par rapport à certains spectateurs qui viennent se défouler sur les équipes et sur vous...
G. F. : qu'est-ce qui est le plus difficile à vivre en tant qu'arbitre ?
N. B. : le plus difficile réside dans le fait qu'on est vu par beaucoup comme des chats noirs quand on arrive certains soirs, dans une patinoire. On est les méchants qui sanctionnent, qui décident de l'issue du match ! Certains clubs et certains joueurs ont cette image de nous. L'arbitre n'est qu'un acteur du jeu ! Tout le monde n'a pas conscience que nous sommes là pour faire avancer les choses aux côtés des clubs.
Heureusement les choses sont en train d'évoluer. Depuis deux ans, grâce au travail fait par la fédération et les rencontres organisées avec les entraîneurs, on parle plus les uns avec les autres. Les coaches se rendent compte qu'on n'est pas là pour "pourrir" le match, qu'on sait aussi reconnaître aussi nos erreurs. Nous allons dans le bon sens.
B. C. : je dirais que le plus difficile à vivre est la solitude à laquelle est confrontée l'arbitre face aux décisions qu'il a à prendre tout au long de la saison. La régularité que l'on aura sur une saison nous permettra d'avoir la confiance des équipes. Il faut la gagner, cette confiance, être pour cela régulier et donc savoir également se remettre en cause.
L'attitude des spectateurs ne me dérange pas. Pendant le trajet du retour après un match, on est seul et on repense au match. On se pose des questions en essayant d'être le plus objectif possible. Il faut trouver le bon jugement par rapport à l'analyse de ses propres décisions. C'est certainement ce qui est le plus difficile...
NDLR : cette interview a pu être réalisée grâce à l'accord de Didier Bocquet, superviseur et de Fabrice Hurth, président de la commission "Arbitrage et règles du jeu".
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