samedi 31 juillet 2010

Coupe Stanley en France : programme

Dimanche 8 et lundi 9 août, le portier international Cristobal Huet présentera la coupe Stanley à Grenoble puis à Paris.

Il vous reste une semaine pour vous organiser si vous n'êtes ni de la région grenobloise ni de la banlieue parisienne. Un week-end prolongé à passer, une ARTT qui traîne à prendre ou mieux vous êtes en vacances ? Alors, profitez-en !

Cristobal Huet (voir interview sur le lien) a remporté le championnat de NHL avec les Blackhawks de Chicago et comme tout joueur européen gagnant ce trophée prestigieux, il a le droit de le ramener durant 24 heures dans son pays.

Rendez-vous donc à Grenoble le dimanche 8 août, à partir de 15 h 30 et le lundi 9 août, à Paris, au pied de la tour Eiffel, à partir de 9 h 30.

Après la Slovaquie d'où elle provient, la coupe prendra ensuite la direction de la Suède. Programme complet sur le site de la fédération française de hockey sur glace.

Les Français passionnés de hockey auront donc la chance fantastique de pouvoir voir la coupe Stanley, de se faire prendre en photo avec, en compagnie du portier tricolore et de repartir avec une dédicace du premier portier français de l'histoire de la NHL à avoir décroché ce titre suprême que tout joueur de hockey rêve de mentionner dans son CV.

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mercredi 28 juillet 2010

Luciano Basile : "L'équipe aurait pu être viable"

Actuellement au Canada, Luciano Basile, entraîneur des Diables rouges depuis sept ans, confie à Glacenews sa réaction sur l'absence de Briançon en ligue Magnus, la saison prochaine.

Guillemette Flamein : quel est votre sentiment par rapport au refus des dirigeants de signer le contrat d'objectif financier, entraînant la non-participation du club en Magnus en septembre ?

Luciano Basile : c'est difficile pour moi de vous donner mon sentiment. En effet, personne de la SEM (société d'économie mixte gestionnaire des Diables rouges) ne m'a jusqu'à présent appelé. Je suis en colère ! C'est un manque total de respect envers mes joueurs et envers moi-même. Les joueurs m'appellent tous les jours pour savoir ce qu'ils doivent faire. C'est moi qui ai fait la proposition à la fédération de construire une équipe avec 500 000 euros de masse salariale, ce qui fait pour 20 joueurs, environ un salaire de 1 500 euros par mois, afin de sauvegarder une équipe compétitive. Joni Lindlof n'aurait pas été remplacé ni Craig Switzer qui représentait chacun 5 % de la masse salariale. J'avais également convaincu les joueurs de laisser tomber leurs primes et j'avais aussi proposé une coupure de mon salaire de 11 %. Avec toutes ces propositions, je pensais qu'on avait résolu le problème !

G. F. : que saviez-vous de la situation financière du club ?

L. B. : la dernière saison a été catastrophique d'un point de vue financier. A la fin de la saison 2008/2009, Alain Bayrou, maire de la ville et président du club, m'avait dit qu'on ne pouvait pas continuer comme ça. Il fallait couper la masse salariale de 20 %, ce que j'ai fait. J'avais alors compris qu'Alain Bayrou avait un plan sur trois ans pour rétablir l'équilibre financier du club et remettre de l'ordre dans tout ça. Je n'ai su l'ampleur des difficultés qu'il y a trois semaines. En ce qui me concerne, je peux seulement vous dire que je n'ai jamais dépensé un centime de plus que ce que contenait l'enveloppe qu'on m'a donnée. Mais je constate aujourd'hui que personne ne veut porter la responsabilité des 300 000 euros de dette !

G. F. : le club a une semaine pour déposer une proposition pour repartir dans une division inférieure. Que vous inspire cette perspective ?

L. B. : l'avenir du hockey à Briançon est compromis. Si le système continue avec Jean-Paul Garnero, la D1, c'est pas gagné ! Nous n'avons aucun joueur local, nous n'avons pas de jeunes comme les clubs de Rouen ou de Grenoble peuvent avoir ! Je n'ai per-son-ne. Faire quoi ? Aller chercher 15 étrangers ? Repartir, mais avec quels joueurs ? Je suis très frustré car je pense que l'équipe avec un budget de 500 000 euros aurait été viable ! Mais ça fait des années que je le dis, j'ai sonné l'alarme il y a trois-quatre ans déjà ! Il y a un décalage entre la structure du club et l'équipe. J'ai cru que l'équipe pro avec des méthodes de travail pro aurait pu tirer le club vers le haut. Le club n'a jamais suivi.

G. F. : comment envisagez-vous votre avenir ?

L. B. : mon avenir immédiat est d'essayer d'aider mes joueurs à trouver du travail en les mettant en contact avec des agents. Pour moi, il est impossible de retrouver du boulot. J'en veux à la fédération de prendre cette décision à deux semaines de la reprise du camp d'entraînement, même si je suis entièrement d'accord avec ses principes et avec l'énorme travail qu'elle fait pour assainir le hockey français. Je vais me ressourcer en allant voir comment d'autres entraîneurs travaillent dans les ligues Elite en Finlande, en Suisse ou en Allemagne.

Je n'ai plus envie de faire le même boulot. Je ne peux plus et ne veux plus ! C'est trop épuisant. Je pense être un meneur d'hommes et je ne peux plus faire ce travail-là comme je l'ai fait jusqu'à aujourd'hui. J'ai besoin d'un club avec une structure plus importante qui ait un manager, du personnel pour que je ne puise travailler qu'avec mes joueurs. J'ai besoin de ça, de travailler en équipe. Je vais aussi pouvoir aller gagner ma vie car je n'étais pas, et de loin, l'entraîneur le mieux payé en France. Personne n'a travaillé aussi fort que moi pour le hockey à Briançon. J'ai travaillé pour les autres, pour mes joueurs bien sûr. Il est temps aussi que je commence à penser à moi.

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mardi 27 juillet 2010

Briançon : les raisons du refus du club

Une fois l'effet de surprise passé, Glacenews a voulu comprendre les raisons du refus de Briançon de signer le contrat d'objectif financier élaboré en commun avec le club et la commission nationale de suivi et de contrôle de gestion (CNSCG). Explication de texte avec Eric Ropert, directeur général de la fédération française de hockey sur glace (FFHG).

Guillemette Flamein : pour quelle raison le club de Briançon a-t-il refusé de signer le contrat d'objectif financier élaboré en concertation avec la CNSCG ?

Eric Ropert : avant même le début de la procédure, le club a créé une nouvelle structure juridique, une SASP (société anonyme sportive professionnelle) car la mairie ne voulait plus assumer le passif du club des Diables rouges. Cela était envisageable pour nous que si la SASP reprenait l'actif ET le passif, c'est-à-dire la dette, du club. Lors des discussions, notre interlocuteur était toujours la SEM, la société d'économie mixte, structure originelle qui gérait le club.

Nous avons senti au fur et à mesure des discussions que Briançon souhaitait faire en sorte que la SASP prenne le relais de la SEM, sans en assumer la dette. C'était impossible pour nous. C'est un principe du droit des sociétés qui s'applique à toute entreprise quelle qu'elle soit : on ne peut pas dissocier l'actif du passif. On ne peut donc pas imaginer qu'un club ait un déficit, qu'il crée une nouvelle société - la SASP - qui ne supporte pas le passif de l'ancienne société - la SEM -.

G. F. : quelles sont aujourd'hui concrètement les perspectives d'avenir de Briançon en hockey sur glace ?

E. R. : d'un point de vue réglementaire, Briançon a une semaine pour proposer un budget éventuel afin d'aligner une équipe dans une autre division en D1 ou en D2. Si les dirigeants ne le font pas, l'équipe sera directement reléguée en D3. Après, reste à savoir si les dirigeants souhaitent repartir en D3 ou opter pour un dépôt de bilan, nous n'en savons rien.

Quelle que soit leur décision, ils seront toujours obligés de rembourser la dette sur trois ans, la SASP étant obligée d'assumer l'actif ET le passif du club. Le problème reste le même quelle que soit la division ! Mais les personnes qui ont fondé la SASP ne veulent pas assumer cette dette.

On ne voit pas très bien pourquoi ils l'assumeraient dans une division inférieure et pas en ligue Magnus... On ne voit pas non plus très bien comment ils pourraient résorber la dette - dont le montant est inchangé - avec des recettes moindres que celles qu'ils pourraient récolter en ligue Magnus...

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lundi 26 juillet 2010

Briançon ne jouera pas en ligue Magnus

C'est un véritable coup de théâtre. Les Diables rouges ont refusé de signer le contrat d'objectifs financiers et renoncent ainsi à la ligue Magnus la saison prochaine. Un remplaçant au club des Hautes Alpes doit désormais être trouvé.

Après moult tergiversations, le chapitre "Briançon" est définitivement clos. Après avoir décroché la coupe de France à Paris-Bercy face à Rouen en janvier dernier, les Diables rouges ne remettront pas leur titre en jeu et ne participeront pas non plus au match du trophée des Champions face à Rouen le 11 septembre prochain.

A la lumière des difficultés financières de l'équipe révélées en juin, la commission nationale de suivi et de contrôle de gestion a saisi le dossier et tenté de trouver un accord avec la nouvelle équipe dirigeante du club haut alpin. Après plusieurs jours de discussion, un contrat d'objectifs financiers avait été établi, précisant les conditions de validation auxquelles devaient se soumettre les champions de France (au sens vainqueurs de la coupe de France) pour repartir en ligue Magnus. De sa signature dépendait l'avenir des Diables rouges.

A 15 h, aucun document signé n'avait été retourné à la commission de suivi, le délai butoir ayant été fixé aujourd'hui, à 12 h. La fédération a précisé que le club avait bel et bien confirmé son refus de signer le contrat d'objectifs financiers. Pas de signature, pas de ligue Magnus.

La fédération doit à présent trouver un adversaire aux Dragons de Rouen pour disputer le trophée des Champions le 11 septembre. Choisira-t-on l'une des deux équipes ayant disputé les demi-finales de cette compétition, à savoir Angers ou Strasbourg (Rouen étant finaliste avec Briançon à Paris) ? A moins qu'Angers, autre finaliste de ligue Magnus, ne soit désigné.

La fédération doit également s'employer à remplacer les Diables rouges dans le cadre du championnat Elite. Il pourrait s'agir d'un club de division 1. Encore faut-il que ce dernier ait les reins suffisamment solides sur le plan financier pour supporter une accession aussi inattendue...

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La NHL boude l'Europe

Le nombre de joueurs européens évoluant en NHL cette saison est le plus bas jamais enregistré depuis 10 ans dans le championnat nord-américain. Les raisons : la création de la KHL en Russie et le déclin du niveau du hockey mineur.

A peine 24 %... Précisément 23,7 %, soit 228 joueurs issus du Vieux Continent sur un total de 962 joueurs ont évolué en NHl la saison dernière. Ce nombre représente une moyenne de 7,6 % joueurs européens par équipe. Il faut remonter à la saison 19998/1999 pour avoir des statistiques aussi mauvaises (198 Européens, soit 7,3 % joueurs par équipe).

Au cours de ces 10 dernières années, l'Europe et la NHL ont connu des relations meilleures. Le record a été battu lors de la saison 2003/2004. Sur les 1018 joueurs de NHL, 300 étaient Européens, soit 29,5 % de l'effectif global. Depuis, le nombre de ces derniers n'a cessé de décliner.

Raisons invoquées ? La création, il y a deux ans, de la puissante KHL russe (Kontinental Hockey League) d'une part et d'autre part, la baisse du niveau du hockey mineur européen.
  • L'avènement de la KHL
Séduisante, la KHL n'a jamais caché ses ambitions : devenir la NHL du continent européen. Pour atteindre cet objectif, elle met le paquet et aligne les plus gros salaires de tout le continent. Depuis sa création il y a deux ans, la KHL a recruté dans ses rangs de nombreux joueurs évoluant jusque-là en NHL (Jaromir Jagr, Martin Gerber, Alexei Yashin, etc).
  • Le niveau de formation
Ces dernières années, le niveau de formation du hockey mineur européen a baissé. Très rares ont été les talents de premier ordre à sortir des rangs de Russie, de République tchèque, de Finlande ou encore de Slovaquie, pays par le passé dont le vivier fournissait régulierement le championnat nord-américain.

Seule la Suède tire son épingle du jeu en devenant, devant la République tchèque, la nation exportatrice de talents la plus importante pour les dirigeants de NHL. Il faut dire que le pays des Trois Couronnes a récemment revu de fond en comble son système de formation et ça paye. A tel point que beaucoup de jeunes joueurs signent en NHL avant même d'être devenus titulaires dans les clubs suédois !

Sur 228 joueurs européens en NHL en 2009/2010, 54 étaient Suédois, 48 Tchèques, 38 Finlandais, 34 Russes et 17 Slovaques. En 2005/2006, 65 étaient Tchèques, 51 Russes et 46 Suédois...

Le nombre de joueurs européens n'influe guère sur les résultats d'un club de NHL. En effet, Détroit a connu la consécration en comptant 12 hockeyeurs du Vieux Continent dans ses rangs, alors qu'Atlanta (13 joueurs), Columbus (11 joueurs) et Florida (10 joueurs) ont été à la peine en championnat.

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vendredi 23 juillet 2010

Feu vert pour Briançon et Grenoble

Aujourd'hui, la commission nationale de suivie et de contrôle de gestion a validé les dossiers des clubs de Briançon et de Grenoble sous strictes conditions.
  • Briançon
Les Diables rouges ont eu très chaud. Après avoir décroché le premier titre de leur histoire lors de la finale contre Rouen en coupe de France au palais omnisports de Paris-Bercy, l'équipe des hautes Alpes était à deux doigts de ne pas repartir en ligue Magnus la saison prochaine.

Souffrant d'un déficit de plus de 400 000 euros, la structure sportive des Hautes Alpes a dû apporter de solides garanties financières et montrer plus que patte blanche auprès de la fédération.

A la clé des conditions strictes exigées par la FFHG : l'apurement de la dette sur trois ans, la réduction effective de la masse salariale (déjà entamée avec le départ de l'attaquant Joni Lindlof), la signature d'un contrat d'objectifs financiers, le respect du budget prévisionnel et l'envoi de documents financiers tous les mois.
  • Grenoble
Les Brûleurs de Loups sont également soulagés du feu vert accordé aujourd'hui par la commission. Après avoir connu une saison 2009/2010 délicate et avoir cependant réalisé dans ce contexte de belles performances sportives (finale de coupe de la Ligue et demi-finales de ligue Magnus), le club isérois continue l'aventure en ligue Magnus.

Sa participation est assortie de conditions draconiennes, à savoir le respect d'un budget prévisionnel afin de revenir à un équilibre financier d'ici à trois ans, un recrutement très contrôlé et l'envoi de documents financiers à la fédération tous les mois. Toutes ces obligations sont évidemment consignées dans un contrat d'objectifs financiers.

A l'instar de Mont-Blanc, dont le dossier a également été validé il y a quelques jours, Grenoble ne participera pas cette saison encore à la coupe de France. Ces deux clubs seront à nouveau autorisés à disputer cette compétition dès la rentrée 2011, cette sanction d'une durée de deux ans ayant été décidée par la fédération, la saison passée, en raison des grosses difficultés budgétaires dans lesquelles étaient plongées les deux équipes.

Reste à voir à présent si Briançon et Grenoble seront en mesure de conserver leur effectif respectif tel que les deux clubs les ont annoncé lors des transferts printaniers et estivaux...

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lundi 19 juillet 2010

Validations budgétaires : l'ASG Tours en liquidation, Briançon en attente

Glacenews avait annoncé le dépôt de bilan de l'ASG Tours le 1er juillet. Le tribunal de grande instance de Tours a confirmé vendredi la liquidation financière de l'association.

Connaissant la situation du club tourangeau en dépôt de bilan, la FFHG avait décidé de rétrograder l'équipe de Tours en division 3. Elle n'aura pas finalement besoin d 'appliquer cette nouvelle sanction puisque l'association n'existe plus.

En effet, le TGI de Tours a prononcé vendredi sa liquidation judiciaire. Un phénomène exceptionnel depuis quatre ans dans le hockey français. Mais là, pas de sauvetage possible. Après avoir eu entre les mains le rapport de l'expert-comptable daté du 30 avril, le nouveau président de l'association, Laurent Bordas, a décidé de déposer le bilan au lendemain de son élection, le 9 juin, auprès du TGI de Tours.

L'épluchage du bilan financier établi par ses prédécesseurs a fait en effet apparaître un endettement de plus de 320 000 euros, le déficit de la saison 2009/2010 s'élevant à plus de 184 000 euros.

La saison dernière, Tours avait déjà été sanctionné par la FFHG pour des raisons budgétaires. La FFHg avait interdit au club de D2 toute participation aux play-offs, interdiction levée sur décision du tribunal administratif.

Toujours dans le domaine des validations financières, rappelons que la participation en ligue Magnus des clubs de Briançon, Grenoble et Mont-Blanc est toujour suspendue à l'avis définitif de la commission nationale et de contrôle de gestion.

Dans une conférence de presse donnée vendredi, les dirigeants des Diables rouges ont annoncé leur participation en ligue élite sous conditions financières exigées par la FFHG. Information pour le moment non confirmée par l'instance fédérale.

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samedi 17 juillet 2010

Coupe Stanley en France... bis

Pour des raisons d'organisation, Cristobal Huet présentera finalement la coupe Stanley à Grenoble, le dimanche 8 août, puis à Paris le lundi 9 août au matin.

Pas facile de jongler avec l'emploi du temps extrêmement chargée de Mme "Coupe Stanley". Le prestigieux trophée, qui voyage sous très haute surveillance (deux gardes du coprs l'accompagnent à chaque déplacement), ne peut rester que 24 heures à la disposition d'un joueur de l'équipe victorieuse du championnat de NHL.

A l'instar de ses coéquipiers, le portier français des Blackhawks de Chicago, Cristobal Huet, a dû s'adapter.
"On essaiera de faire le maximum en 24 heures car j'aurai la coupe avec moi le 8 août à partir de 12 h jusqu'à 13 h le lendemain. Elle arrivera de Slovaquie et partira ensuite pour la Suède. Ce sera un moment spécial pour mes amis, ma famille, mes anciens coéquipiers. A Grenoble, on fera une belle fête en faisant participer les enfants, le public, tous les passionnés du hockey. A Paris, ce sera plutôt séance photos et dédicaces au pied de la tour Eiffel. Chicago et la NHL seront très contents d'avoir la photo de la coupe Stanley au pied de la tour Eiffel. Un symbole... "
Au vu du calendrier extrêmement rigoureux imposé par la NHL au voyage européen de la coupe Stanley, il semblait tout à fait logique d'organiser en premier lieu une grande fête populaire la journée du dimanche, à Grenoble, ville qui a vu Cristobal Huet et les Brûleurs de Loups être sacrés champions de France.

L'étape dans la capitale de l'Hexagone permettra aux supporters et aux passionnés de hockey sur glace de rencontrer le portier tricolore pour une séance photo et de dédicaces au pied de la tour Eiffel, lundi matin jusqu'à 13 h. La coupe Stanley s'envolera ensuite directement d'un aéroport francilien pour la Suède.

Le programme détaillé sera communiqué prochainement sur le site de la FFHG afin que chacun puisse participer d'une façon ou d'une autre à cet événement historique pour le hockey sur glace national.

Le premier à avoir fait traverser l'Atlantique à la Coupe est le Suédois Peter Forsberg, après la victoire de Colorado en 1996. Ruslan Fedotenko, ensuite champion en 2003-2004 avec Tampa Bay, l'a amené à Kiev, en Ukraine. Deux ans plus tard, son compatriote Anton Babchuk a fait la même chose. Plus récemment, en 2008, le Suédois Tomas Holmstrom des Red Wings de Detroit a ramené à nouveau le trophée à Pitea, sa ville natale.

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jeudi 15 juillet 2010

Cristobal Huet : "Retrouver du plaisir à jouer et de la stabilité"


Rencontre aujourd'hui avec Cristobal Huet, de passage à Dunkerque pour le stage de gardiens organisé par la FFHG. Le portier français revient pour Glacenews sur la coupe Stanley remportée avec les Blackhawks de Chicago, ses déceptions, ses projets d'avenir et l'équipe de France.

Guillemette Flamein : quelques semaines sont passées depuis le sacre de Chicago. Quel est votre sentiment aujourd'hui par rapport à la coupe Stanley ?


Cristobal Huet
: j'en suis fier, c'est quelque chose sur lequel je pourrai me retourner plus tard. Remporter la coupe Stanley est quelque chose de magnifique. Mais c'est surtout remporter un titre en championnat, quel qu'il soit. C'est pour cela que je joue au hockey.

G. F. : qu'apporte concrètement une coupe Stanley sur un CV ? Comment valoriser ce titre par rapport à votre avenir en NHL ?

C. H. : je n'ai pas été l'un des artisans de la conquête du titre... Je ne vais pas surfer sur la Stanley pour mon avenir en NHL, ça n'apporte rien de plus. Si vous êtes buteur, gardien, passeur décisifs lors des finales, là oui ! En revanche, le fait de la faire venir en France est en effet vendeur. J'espère qu'elle permettra d'accrocher de nouveaux publics, de faire encore plus découvrir le hockey et de montrer que ce sport existe en France.

G. F. : qu'est-ce qui a fait basculer l'alternance dans la cage en faveur d'Antti Niemi ?

C. H. : je suis tombé malade au mauvais moment. Le coach a ensuite fait joué l'alternance. J'ai eu un mauvais passage face à Columbus et voilà...

G. F. : quel rôle avez-vous joué au sein des Blackhawks une fois sur le banc ?

C. H. : je suis le 2e joueur le plus vieux de l'équipe. Même en étant sur le banc, j'ai continué à avoir un rôle important, à conserver de bonnes relations avec les joueurs et de garder une bonne atmosphère dans l'équipe. Je crois que les joueurs m'en ont été reconnaissants d'avoir su ne rien changer à mes relations avec eux, même en n'étant plus le gardien titulaire.

G. F. : vous avez signé en 2008 un contrat de 4 ans avec Chicago en tant que joueur autonome. Qu'en est-il de votre avenir actuellement ?
C. H. : je suis en effet toujours sous contrat avec Chicago. Personnellement, j'aimerais rester, mais dans la position actuelle des choses, cela ne dépend pas de moi. Ce sera à eux de décider de ce qu'ils veulent faire de moi. Je ne sais pas où je vais atterrir la saison prochaine...

G. F. : vous avez eu la coupe Magnus avec Grenoble, vous avez été champion de Suisse. Vous avez décroché la coupe Stanley. Quels défis relever à présent ?

C. H. : des défis, je ne sais pas... Je veux surtout retrouver du plaisir à jouer, que ce soit à Chicago ou ailleurs, retrouver de la stabilité dans mon jeu, du temps de glace... Ce serait l'idéal !

G. F. : un plaisir retrouvé en étant à nouveau gardien numéro 1 ?

C. H. : oui, en effet car après plusieurs saisons en alternance, j'ai vraiment besoin de stabilité, de retrouver mes sensations et confiance dans mon jeu. C'est essentiel à ce niveau.

G. F. : vous participez depuis hier jusqu'à demain au stage de gardiens et de joueurs de champs organisé par la fédération. Quel regard portez-vous sur cette formation de gardien car peu de portiers français s'exportent contrairement aux Suisses ou aux Finlandais par exemple...

C. H. : je pense que les clubs devraient donner beaucoup de chance aux gardiens français au plus haut niveau. Il faut plus de matches, plus de compétitions, jouer contre des équipes fortes pour progresser. Mais je crois qu'en France, le niveau de nos gardiens est bon. En revanche, pour l'instant, il me semble plus important de former des défenseurs. En France, on a de bons attaquants, des gars qui savent marquer. Mais à l'arrière... S'il y a des jeunes avec du gabarit qui veulent faire du hockey, bienvenue ! (rires).

G. F. : c'est ce qui fait défaut à l'équipe de France ?
C. H. : je ne vais pas me mettre à dos la défense de l'équipe de France (rires). A ce niveau, on a de bons schémas défensifs, mais ce n'est pas le secteur le plus performant, je dirais...

G. F. : par rapport aux Bleus, quel regard portez-vous sur cette équipe depuis qu'elle a réintégré le groupe A ? Que lui manque-t-il pour franchir un cap supplémentaire ?

C. H. : elle s'en sort très bien sans moi ! Je ne sais pas si je pourrai déloger Fabrice (Lhenry) de sa cage (rires) ! Plus sérieursement, ce serait bien déjà d'arrêter de faire du sauvetage et de s'éviter ce stress surtout qu'on en a les moyens. Avant de franchir un nouveau cap, on peut être déjà satisfait d'avoir su se maintenir depuis trois ans. En ce qui concerne son amélioration, il faut travailler dès les catégories les plus jeunes. Il faut donner aux jeunes les moyens de faire plus de compétitions, plus de matches, de jouer contre de grosses équipes qui les fassent progresser. En France, il y a du talent, ce n'est pas un problème.

G. F. : les jeunes qui sont ici à Dunkerque vous prennent pour modèle. La NHL est pour eux un rêve. Que leur dites-vous par rapport à ça ?

C. H. : la NHL fait rêver, bien sûr ! Mais je remets les choses justement à leur place. Je leur dis de travailler pour jouer d'abord en équipe de France puis, ensuite, dans les championnats européens. Et après, la NHL, pourquoi pas, si ça se présente...

G. F. : vous les ferez rêver encore plus lorsque vous apporterez la coupe Stanley le dimanche 8 août à Grenoble et le lundi 9 août à Paris. Que représente pour vous cet événement ?
C. H. : ce sera un moment spécial pour mes amis, ma famille, mes anciens coéquipiers. A Grenoble, on fera une belle fête en faisant participer les enfants, le public, tous les passionnés du hockey. A Paris, ce sera plutôt séance photos et dédicaces au pied de la tour Eiffel. Chicago et la NHL seront très contents d'avoir la photo de la coupe Stanley au pied de la tour Eiffel. Un symbole... On essaiera de faire le maximum en 24 heures car j'aurai la coupe avec moi le 8 août à partir de 12 h jusqu'à 13 h le lendemain. Elle arrivera de Slovaquie et partira ensuite pour la Suède.

G. F. : après 7 ans passés en NHL, le public ne fait plus attention à votre nationalité, car au début être un portier débarquant de France en NHL a dû en étonner plus d'un ?

C. H. : au début, en fait, on me prenait pour un Québécois (rires). Beaucoup ont été étonnés, mais de façon positive. Ils ont apprécié le fait qu'on pouvait s'en sortir, même en venant d'un pays mineur en termes de hockey. Et ce qui compte là-bas, à leurs yeux, c'est ce que vous faites dans la cage. Le reste n'a pas d'importance...

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mardi 13 juillet 2010

Eric Doucet dans l'attente d'une suspension

Le 7 juillet, la commission disciplinaire de lutte contre le dopage a étudié le cas d'Eric Doucet. L'ancien attaquant vedette du Rouen Hockey Elite encourt une suspension de 3 mois à 2 ans pour manquement aux obligations de localisation.

Coup dur pour le nouvel entraîneur des Dragons de Rouen. Le Québécois Eric Doucet, actuellement en famille au Canada, risque de bien mal débuter la saison. Mercredi dernier, la commission disciplinaire de lutte contre le dopage a en effet épluché son cas. Principal reproche qu'elle porte à l'ex-attaquant du RHE : ne jamais avoir renvoyé les informations sur sa localisation à l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), comme l'exige le règlement.
"Eric Doucet, comme les autres capitaines de la ligue Magnus désignés par l'agence lors de la saison 2009, a été soumis aux obligations d'information sur sa localisation. Mais il n'a jamais retourné les informations de localisation demandées par l'AFLD, explique Luc Tardif, président de la FFHG. En vertu du règlement de l'AFLD, il a reçu un premier avertissement, un deuxième, puis un troisième, dont il n'a pas tenu compte. Il ne s'agit pas d'un cas de produit dopant, mais de simple négligence administrative de la part d'Eric Doucet. Il encourt aujourd'hui une suspension de 3 mois à 2 ans. Ce qui signifie qu'il n'aurait pas alors de licence pour entraîner."
Le règlement de l'AFLD est très clair. Chaque sportif désigné doit fournir des informations de localisation chaque trimestre, au plus tard, 15 jours avant le début du trimestre concerné, en cas de contrôle inopiné.

Leur non transmission est un manquement passible d'un rappel d'abord gracieux par lettre recommandée, puis d'un avertissement par lettre recommandée.

Au bout de trois manquements pendant une période de 18 mois consécutifs, l'AFLD transmet à la fédération compétente un constat d'infraction aux règles antidopage, expliquant que le sportif concerné risque une suspension de 3 mois à 2 ans.
"Eric Doucet pourra faire appel de la décision prononcée par la commission, précise Eric Ropert, directeur général de la FFHG. La décision devrait tomber d'ici à la fin du mois de juillet, mais ne sera définitive qu'une fois tous les recours épuisés. Cela peut prendre plusieurs semaines."
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samedi 3 juillet 2010

France-Canada à Paris-Bercy

Exclusivité Glacenews : le 24 avril 2011, l'équipe de France accueillera le Canada au palais omnisports de Paris-Bercy pour son dernier match de préparation dans le cadre des Mondiaux qui se dérouleront en mai, en Slovaquie.

La fédération française de hockey sur glace voit grand et c'est tant mieux ! Après la rencontre amicale France-USA qui s'est tenue le 4 mai à Amiens, la structure fédérale frappe à nouveau un grand coup en invitant le 24 avril, à Paris, la formation canadienne.
"L'équipe de France devient très clairement un outil de promotion du hockey français, explique Luc Tardif, président de la FFHG. Nous avons constaté l'engouement du public pour le match France-USA à Amiens. La patinoire était pleine. Notre implication constante au sein de l'lIIHF et le maintien de l'équipe de France depuis trois ans au sein du groupe A nous permettent d'être pris au sérieux par les grandes nations du hockey et d'obtenir ces belles rencontres."
Le match amical contre le Canada, organisé le 24 avril, dans l'enceinte de Bercy, sera le dernier inscrit au programme des Bleus avant que ces derniers ne s'envolent pour Kosice, disputer les Mondiaux, en Slovaquie.

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jeudi 1 juillet 2010

Validation budgétaire : Briançon en difficulté

Alors que les clubs avaient jusqu'au 30 juin pour présenter leur budget de saison prochaine, certains d'entre eux doivent revoir leur copie. Briançon a été recalé au premier passage et se trouve en grande difficulté financière.

Coup dur pour les Diables rouges. Après avoir décroché le premier titre de leur histoire lors de la finale contre Rouen en coupe de France au palais omnisports de Paris-Bercy, l'équipe des hautes Alpes n'est pour le moment pas assurée de repartir en ligue Magnus la saison prochaine.

Selon notre confrère radio d'Alpes 1, dont les propos nous ont été confirmés par la fédération française de hockey sur glace, les Diables rouges souffrent d'un déficit de 400 000 euros dont est responsable l'ancienne structure dirigeante des Diables, en l'occurrence la Société d'économie mixte.

Au cours de la saison, un nouveau président a été nommé à la tête du club. Ce dernier doit aujourd'hui trouver un projet financier stable et pérenne lui permettant de repartir la saison prochaine en ligue Magnus et dans le même temps, d'éponger le déficit, en mettant sur pied un remboursement échelonné de la dette.

Les Diables rouges ont jusqu'au lundi 5 juillet pour proposer un nouveau projet budgétaire auprès de la commission nationale de suivi et de contrôle de gestion de la fédération. Délai dont ne disposeront pas les Diables noirs de Tours, déjà sévèrement sanctionnés la saison dernière. L'équipe de division 2 emmenée par le Canadien Robert Millette est en dépôt de bilan.

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