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samedi 12 novembre 2011

Heikki Leime à la tête des Gothiques

C'est en conférence presse organisée cet après-midi au Coliseum que Thomas Henno, président d'Amiens, a annoncé l'arrivée du Finlandais Heikki Leime au poste d'entraîneur.

Le feu couvait depuis plusieurs semaines et a fini par éclater. Après un début de saison catastrophique, les Gothiques d'Amiens pointent actuellement à la 9e place de ligue Magnus.

Une situation extrêmement loin des objectifs fixés à la rentrée par leur président Thomas Henno qui vise, cette saison, une finale et un titre.

En dehors de leur qualification en quarts de finale de coupe de la Ligue et en 8e de finales de la coupe de France, les Picards ne brillent guère en championnat, enregistrant 5 défaites pour 3 victoires avec autant de buts encaissés que marqués.

Après le départ de l'Américain Kyle Sibley, jugé bien en-dessous des espoirs placés en lui, c'est au tour d'Antoine Richer de quitter le banc amiénois.

Dès lundi, l'ancien capitaine emblématique picard reprendra ses fonctions de manager et sera remplacé sur la glace par Heikki Leime.

Bien connu du public français pour avoir entraîné Caen, l'équipe de France puis Angers, le Finlandais revient en France après avoir échoué au poste d'entraîneur du TPS Turku.

Le staff espère ainsi créer un électrochoc dans l'équipe qui doit impérativement renouer avec la victoire lors des prochaines journées de compétition.

Cette décision a été prise lors d'un comité directeur expceptionnel et rendue publique cet après-midi lors d'une conférence de presse organisée au Coliseum.

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jeudi 4 novembre 2010

Echos du Palet : bon joueur = bon entraîneur ?

Chaque jeudi, Glacenews vous propose un nouveau rendez-vous : Echos du Palet. Où il sera question de hockey, bien sûr, abordé sous des angles variés, avec des problématiques sociales, économiques, psychologiques, sportives, etc.

Aujourd'hui, premier volet d'une série sur le métier d'entraîneur avec cette question : faut-il avoir été un bon joueur de hockey pour être un bon entraîneur ? Réponse avec Antoine Richer, actuel entraîneur d'Amiens.

Il serait logique de croire que l'expérience de haut niveau fournit les bagages nécessaires pour devenir un bon entraîneur. Mais c'est en fait l'exception. Car coacher une équipe demande bien d'autres qualités qu'un bon joueur ne développera peut-être jamais. Après 15 ans passés au sein des Bleus dont il a été le capitaine pendant 8 ans, Antoine Richer confie en quoi sa carrière internationale et ses 22 années passées en senior lui ont servi pour sa reconversion.

Guillemette Flamein : en quoi le capitanat et le coaching se ressemblent-ils ?

Antoine Richer : en tant que capitaine, il fallait montrer l'exemple, jouer, pousser, travailler. Et ce n'est pas tant le "C" qui fait qu'on pousse une équipe. Obliger les joueurs à bosser, à se bouger devrait être normal pour chacun d'entre eux. Si l'on ne le fait pas, ce n'est pas naturel, à mon sens. Les encourager, les regonfler me plaisait. Il fallait bien les connaître pour savoir comment s'adresser à chacun. Pour certains, je faisais passer le message en rigolant. Pour d'autres, une attention particulière suffisait. Et enfin pour certains, c'était le bon gros pied au derrière ! (rires)

G. F. : en quoi votre expérience de haut niveau vous a-t-elle aidé ?

A. R. : y a-t-il eu vraiment une incidence ? On peut dire oui dans la mesure où plus qu'à moi, elle a permis au club de se structurer. Depuis quelques années, on a un préparateur physique, on fait attention à la diététique. La préparation des joueurs durant l'été est devenue indispensable. La mentalité a aussi évolué. par exemple, un étranger doit vraiment apporter un plus à l'équipe.

G. F. : rares sont les joueurs de haut niveau à être devenus de bons entraîneurs. Pour quelles raisons selon vous ?

A. R. : le métier d'entraîneur comprend beaucoup de facettes qui n'existent pas dans celui de joueur. Il faut savoir répondre dans tous les domaines, en termes de présence, d'écoute, individuellement et collectivement. Il faut savoir entretenir le contact, l'échange avec les joueurs tout en gardant en tête les objectifs fixés par le président. Cela apporte de l'adrénaline, du stress. Il faut toujours être convaincu de faire le meilleur choix au moment où l'on doit le faire, sinon on n'avance plus !

G. F. : qu'est-ce qui est le plus dur à supporter ? A quoi le métier de joueur ne vous prépare-t-il pas ?

A. V. : on se remet en question tous les jours. On se torture les méninges fréquemment. Nous devons affronter en permanence un défi tactique, technique, physique et d'agressivité - dans le bon sens du terme-. Et le tout sous une énorme pression... Le challenge aussi change car il est lié à l'évolution très positive de l'état d'esprit de notre discipline. Tout le monde veut battre tout le monde. Le complexe est mis au rencart. Mais il faut pouvoir supporter tout ça en même temps. On n'y est jamais vraiment préparé...

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