vendredi 4 mai 2018

Jakub Bernad, le sniper d'Epernay

Samedi 5 mai 2018, débuteront les quarts de finale du championnat Elite de roller hockey. D'ici là, Hockey Mag News vous propose de découvrir les joueurs qui pourraient se révéler décisifs lors de ces play-offs. Aujourd'hui, l'attaquant international tchèque Jakub Bernad, 27 ans, des Bombardiers d'Epernay, vu par l'attaquant international tchèque Patrik Sebek des Diables de Rethel et par le défenseur et vice-président des Diables rouges de Valenciennes (Division 2), David Selin.

L'attaquant Jakub Bernad sous le maillot tchèque 

En 18 matches joués en saison Elite, l'attaquant tchèque Jakub Bernad s'est imposé comme le leader incontestable et incontesté des Bombardiers d'Epernay.  Auteur de 48 points, l'avant international s'est glissé entre deux de ses compatriotes au classement des meilleurs pointeurs, derrière l'avant Martin Fiala des Tigres de Garges et devant l'attaquant Patrik Sebek des Diables de Rethel. Son large compteur - 28 buts et 18 assistances - permet indiscutablement à Epernay de disputer les play-offs dès ce samedi. Arrivé en France la saison passée à Valenciennes, alors évoluant en division 3, et parallèlement aux Yeti's de Grenoble, Jakub Bernad devrait encore faire parler sa crosse lors du premier tour des play-offs.

Ils disent de lui : 

Patrick Sebek, attaquant international des Diables de Rethel : 
"Je ne le connais que depuis deux ans seulement. C'est un joueur polyvalent qui me surprend dans le bon sens du terme. C'est grâce à lui qu'Epernay peut envisager de disputer les play-offs. En dehors du terrain, il est sympa, drôle, intelligent."

David Selin, défenseur et vice-président des Diables rouges de Valenciennes (D2) : 
"Il est arrivé chez nous en 2016. Il a de très, très bonnes mains et pour la D3, beaucoup de facilités. Sa pointe de vitesse et sa dextérité sont impressionnantes. Il n'a pas peur du contact physique. C'était sa première année en France. Il était très joueur, très taquin, pas un gros déconneur, mais une bonne personne. Il n'a pas un gros physique, mais sur la glace, il est un vrai leader. Il avait un côté individualiste dans le jeu, ce qui est logique quand on le survole techniquement. Il aimait s'amuser et jouer avec le palet. J'aurais bien voulu le voir en D2 cette année, où nous sommes, cela aurait été intéressant."    
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jeudi 3 mai 2018

Face-off avec Antoine Rage et Jérôme Salley

Samedi 5 mai 2018, débuteront les quarts de finale du championnat Elite de roller hockey. D'ici là, Hockey Mag News vous propose de découvrir les joueurs qui pourraient se révéler décisifs lors de ces play-offs. Aujourd'hui, le défenseur Antoine Rage, 27 ans, des Conquérants de Caen et le gardien Jérôme Salley, 36 ans, des Hawks d'Angers, tous deux internationaux vus par le sélectionneur de l'équipe de France Geoffroy Tijou,  l'attaquant international français Karl Gabillet et l'avant international tchèque Martin Fiala, des Tigres de Garges.

Le défenseur international Antoine Rage - Caen
 
Guillemette Flamein : comment pourriez-vous vous définir chacun en deux ou trois mots ?         
 

Antoine Rage : Jérôme est entier, engagé, il fait tout avec à fond avec passion et envie. 
Jérôme Salley : Antoine est sociable, humain, très organisé et persévérant. 

G. F. : qu'appréciez-vous le plus chez l'autre ?

Antoine Rage : en tant que gardien, j'apprécie sa régularité, le fait de savoir comment jouer avec lui, lorsqu'un but est pris, si c'est de ma faute ou de la sienne.  
Jérôme Salley : en tant que défenseur, j'apprécie son sens du dévouement, du placement, sa recherche perpétuelle de perfection. 



G. F. : qu'est-ce qui vous agace le plus chez lui ? 

Antoine Rage : son âge (rires) car sa carrière est plus derrière lui que devant. Son caractère (rires). Il a un gros caractère et peut parfois faire preuve de mauvaise foi (rires).
Jérôme Salley : pas grand-chose. Parfois il s'engueule avec ses collègues de ligne. Il est parfois aussi  un peu trop perfectionniste et ça lui joue des tours dans la prise de décision. Du coup, il en oublie d'être spontané. 


G. F. : qu'est-ce qui vous plaît le plus chez lui ? 

Antoine Rage : il est entier.
Jérôme Salley : il est très sociable, on peut parler de tout, il comprend qui vous êtes sans juger..

G. F. : en quoi est-ce difficile de jouer contre lui ? 

Antoine Rage : il me connaît trop, j'ai du mal à le surprendre.
Jérôme Salley : on se connaît parfaitement et donc, on s'attend à ce qu'il joue sur certaines facettes de son jeu, mais il change souvent. Alors, on essaie de prendre le dessus à chaque fois.

G. F. : qu'est-ce qu'il a et que vous n'avez pas ? 

Antoine Rage :son âge et un peu plus d'expérience.
Jérôme Salley :ce que je n'ai plus : l'envie de travailler physiquement. Je conserve la forme physique plus que pour l'améliorer. 


G. F. : quand vous a-t-il bluffé, épaté ? 

Antoine Rage : quand il a remporté la coupe des Confédérations en 2011. Il a été régulier et endurant durant tout le tournoi. 
Jérôme Salley : au départ de sa carrière : il a cravaché en équipe de France, a su se remettre en question pour atteindre ses objectifs.

Le gardien international Jérôme Salley - Angers

G. F. : qu'est-ce qui vous rapproche de lui ? 

Antoine Rage : tout ce qu'on a vécu, on est tous les deux très engagés, on a la même façon de voir les choses.On est même peut-être un peu trop sérieux...
Jérôme Salley : on a fait les mêmes choix sportifs, on a essayé d'avancer ensemble. Il est très respectueux de ce que je pense.

G. F. : qu'est-ce qui inversement vous sépare le plus ? 

Antoine Rage
: je suis très extraverti et lui le contraire.
Jérôme Salley : les années, son insouciance, il est en train de construire sa vie alors que la mienne est déjà actée tant au point de vue personnel que professionnel.

G. F. : qu'aimez-vous partager ensemble ? 

Antoine Rage : une petite soirée de détente, bien manger et papoter. 
Jérôme Salley : on se voit surtout en équipe de France maintenant, nos discussions.

G. F. : qu'est-ce qu'il vous répétait souvent quand vous étiez plus jeune ou encore maintenant ? 

Antoine Rage : il m'a toujours parlé de mon jeu défensif car il a toujours su que je cherchais le meilleur.
Jérôme Salley : il me demandait de lui parler, de communiquer avec lui en tant que gardien. 

G. F. : qu'est-ce que vous aimeriez qu'il vous dise ? 

Antoine Rage : qu'il a apprécié de passer 12 ans de sa vie, proche de moi.  
Jérôme Salley : qu'il était fier d'avoir joué avec moi. On est tous deux Caennais. D'avoir participé ensemble à de grandes compétitions. 

G. F. : de quoi rêvez-vous pour lui ? 

Antoine Rage : je lui souhaite qu'il dure le plus longtemps possible car je sais que ça lui tient à coeur. 
Jérôme Salley : je lui souhaite une longue carrière en équipe de France, qu'il arrive à emmener le club de Caen là où il a envie pour que Caen joue les premiers rôles.  

Crédit photo : Claire Tournet (J. Salley) et Frédéric Goualard (A. Rage)

ILS DISENT D'EUX... 

Geoffroy Tijou, sélectionneur de l'équipe de France : 
"Antoine Rage s'entend à merveille avec Karl Gabillet, ils sont très complices sur et en dehors du terrain, il faut maintenir l'osmose sur cette ligne. C'est un potentiel leader des Bleus. Il est très doué offensivement, très bon techniquement. Il doit continuer à travailler défensivement car il peut mieux faire. Il communique beaucoup avec ses partenaires et aime bien chambrer aussi. Pour les play-offs, Antoine saura mobiliser ses troupes, les motiver suite à la déception en coupe de France, à la halle Carpentier. Il est ambitieux."

Karl Gabillet, attaquant international des Tigres de Garges :
"Antoine est quelqu'un de très agréable dans la vie. Il s'intègre facilement dans un groupe car il est sociable et met tout le monde à l'aise avec son humour plus ou moins drôle. C'est quelqu'un de sérieux quand il faut l'être et assez enfantin parfois, il est assez organisé en général, un peu moins dan sa chambre (rires). Il est exigeant sur le terrain et surtout envers lui-même, ce qui lui permet de se remettre souvent en question, même parfois trop, je pense. Sa force, sur le terrain, est son intelligence de jeu. Ce que j'apprécie c'est qu'il sait bien relancer ses avants. Il a aussi un très bon shoot quand il ne se prend pas la tête avec sa crosse. Il peut faire facilement péter les plombs à un adversaire avec ses belles paroles. Pour les play-offs, il connaît l'importance des grands matches, c'est un leader incontestable à Caen. Il devra être un exemple pour tous les joueurs de Caen s'il veut que son équipe passe les quarts face à Grenoble."

Geoffroy Tijou : 
"Jérôme Salley a découvert l'équipe de France tardivement en 2014. Il est toujours performant. Il a su prendre une place au sein du groupe de par son côté paternel, discret et réservé. Il parle peu, mais est très écouté. Il n'aime pas perdre et quand ça ne défend pas bien devant lui, son côté ronchon peut ressortir, mais ça lui permet d'être plus régulier dans sa cage. Il aura à coeur de faire de bons play-offs car Angers n'était pas à son niveau en 2017. Il joue pour gagner des titres, il donnera tout car il sera sous le coup de la déception de la finale à la halle Carpentier. Il a un vrai impact sur le terrain et dans la vie de groupe. C'est un gardien rassurant, mais quand il passe à côté, ça se voit. Cela met aussi en valeur sa régularité. Il faut espérer qu'il se ressource pour les play-offs."
Martin Fiala, attaquant international tchèque des Tigres de Garges : 
"J'aime vraiment jouer contre Jérôme Salley parce que j'aime jouer contre les meilleurs gardiens de la ligue Elite. Et pour moi, c'est l'un des meilleurs incontestablement. Il est très rapide et intelligent dans sa vision du jeu. C'est pour ça qu'il est difficile de marquer contre lui. En dehors du terrain, je le connais peu, mais c'est une bonne personne." 
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mercredi 2 mai 2018

Jérémy Lapresa, leader né

Samedi 5 mai 2018, débuteront les quarts de finale du championnat Elite de roller hockey. D'ici là, Hockey Mag News vous propose de découvrir les joueurs qui pourraient se révéler décisifs lors de ces play-offs. Aujourd'hui, l'attaquant international français Jérémy Lapresa, des Yeti's de Grenoble, vu par le sélectionneur de l'équipe de France Geoffroy Tijou,  le défenseur international Antoine Rage, des Conquérants de Caen et le gardien international français Jérome Salley des Hawks d'Angers.

Jérémy Lapresa, attaquant international de Grenoble
A 30 ans, Jérémy Lapresa est incontestablement le chef de file des Yeti's de Grenoble. Avec 28 points inscrits en 17 matches, l'attaquant international est le meilleur pointeur du club isérois, se situant à la 8e place au classement de la saison régulière. Après avoir remporté deux coupes de France successives (2017 et 2018) à la Halle Carpentier à Paris, le capitaine des Yeti's aimerait poursuivre sa lancée par un titre de champion de France, après avoir terminé à la 3e place la saison passée.

Ils disent de lui... 

Geoffroy Tijou, sélectionneur de l'équipe de France 
"Il est clairement le leader grenoblois, il a un vrai impact sur le jeu. C'est un redoutable buteur, un faiseur de jeu, capable d'identifier quand aller à la cage, quand mettre la main sur le palet. Il est un redoutable atout pour le collectif. Il incarne également le fait que Grenoble s'appuie sur un effectif fidèle au club. C'est une grosse perte pour l'équipe de France. Il a eu par le passé quelques difficultés car il manquait d'impact physique et a eu du mal à traduire ce qu'il faisait à Grenoble en équipe de France. Il a bossé énormément en salle de musculation, en cardio. Il a fait de très gros Mondiaux en Chine. C'est un garçon très posé, dans un groupe, avec qui on ne peut pas avoir de problème, sérieux, qui a compris ce qu'est le haut niveau, qui ne triche pas, qui sait créer des liens d'amitié et qui a de l'humour."    

Antoine Rage, défenseur international français des Conquérants de Caen
"Jérémy est quelqu'un de très, très introverti, mais quand on le connaît, il est très drôle et passe sa vie à rigoler. C'est un garçon bienveillant. Il a une image de travailleur. Il n'est pas le plus beau joueur ni le plus fluide, mais il est le meilleur grâce à son travail. Il a gagné trois coupes de France avec Grenoble et à chaque fois, a été élu MVP de la finale ! Il a cette capacité à être un leader technique et décisif lors des grands matches." 

Jérôme Salley, gardien international français des Hawks d'Angers
"Jérémy est une personne extrêmement gentille qui a un très bon fond, une grande joie de vivre, abordable, avec qui on rigole de tout et de rien. Sur le terrain, c'est un énorme travailleur, qui a fait d'énormes sacrifices pour grandir dans tous les domaines du jeu. C'est un buteur qui a un leadership naturel. C'était un vrai plaisir de jouer avec lui en équipe de France."
Crédit photo : Claire Ch-T

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mardi 1 mai 2018

P. J. Kavaya, le métronome

Samedi 5 mai 2018, débuteront les quarts de finale du championnat Elite de roller hockey. D'ici là, Hockey Mag News vous propose de découvrir les joueurs qui pourraient se révéler décisifs lors de ces play-offs. Aujourd'hui, le défenseur international américain P. J. Kavaya, des Corsaires de Paris XIII, vu par le défenseur Antoine Rage, des Conquérants de Caen et Martin Fiala, attaquant des Tigres de Garges. 

 
L'international américain P.J Kavaya (en rouge)



Ils disent de lui... 

Antoine rage, défenseur international français des Conquérants de Caen : 

"P. J. Kavaya est le métronome de Paris XIII, quand l'équipe a le palet et quand il ne joue pas le palet. Il est à mes yeux le meilleur défenseur du championnat. Il bloque un nombre incroyable de shoots. C'est très frustrant pour les attaquants !"
 
Martin Fiala, attaquant international tchèque des Tigres de Garges : 

"C'est mon pote ! A chaque fois que je suis avec lui, on passe un très bon moment. En dehors du terrain, il est l'un des meilleurs garçons que j'ai jamais rencontré. Il est trop drôle ! Sur le terrain, il est aussi très difficile de jouer contre lui car c'est un fantastique défenseur. Il bloque les shoots, il est physique sur le palet. Il a aussi un super shoot. Je l'apprécie vraiment."

P. J. KAVAYA... RAPIDO : 


Votre meilleur souvenir  de hockey ? 

P. J. Kavaya : représenter mon pays, les Etats-Unis

Le pire ? 

P. L. K. : je n'en ai aucun, j'adore jouer

Votre principale qualité ? 

P. J. K. : je suis quelqu'un de loyal, la loyauté est très importante pour moi

Votre pire défaut ? 

P. J. K. : je pense que j'attends beaucoup trop des autres, alors je suis parfois déçu. 

Qu'est-ce qui vous fait sortir de vos gonds ? 

P. J. K. : les menteurs

Qu'est-ce que vous vous dites le matin devant la glace ? 

P. J. K. : quelle tête horrible ! (rires)

Comment peut-on vous faire plaisir dans la vie ? 

P. J. K. : en étant une bonne personne et honnête avec moi

Une passion ? 

P. J. K. : je suis Californien, j'adore la plage et tout ce qui touche à l'eau

Dans une autre vie, vous auriez été... ?

P. J. K. : une fois que je ne jouerai plus, j'aimerais être coach et entraîner les enfants

Qu'aimez-vous à Paris que vous n'avez pas aux Etats-Unis ? 

P. J. K. : l'architecture et l'histoire

Que n'aimez-vous pas chez les Français que vous appréciez aux Etats-Unis ? 

P. J. K. : parfois, les Français sont des gens négatifs. Moi qui suis toujours positif et optimiste, c'est quelque chose que je n'arrive pas à comprendre

Un lieu d'enfance ? 

P. J. K. : partout où je pouvais jouer au hockey !

Un lieu pour se ressourcer ? 


P. J. K. : la plage, évidemment

Un lieu pour faire la fête ?


P. J. K. : Barcelone pour la Sparta Cup

Un lieu pour se faire oublier ? 

P. J. K. : une île déserte

Un truc de fou que vous rêveriez de faire ? 

P. J. K. : piloter un avion

Si vous étiez millionnaire, quel club de hockey rachèteriez-vous ? 

P. J. K. : mon club formateur

Quel gardien embaucheriez-vous ? 

P. J. K. : je suis Californien, alors bien sûr Jonathan Quick, des Kings de Los Angeles ! 


Avec quel joueur rêveriez-vous de jouer ? 

P. J. K. : Nicklas Lindström, ancien défenseur des Red Wings de Detroit.

Crédit photo : Laetitia Lefebvre

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lundi 30 avril 2018

Patrik Sebek, la force tranquille

Samedi 5 mai 2018, débuteront les quarts de finale du championnat Elite de roller hockey. D'ici là, Hockey Mag News vous propose de découvrir les joueurs qui pourraient se révéler décisifs lors de ces play-offs. Aujourd'hui, l'attaquant international tchèque Patrik Sebek, des Diables de Rethel, vu par Jérôme Salley, gardien des Hawks d'Angers et Martin Fiala, attaquant des Tigres de Garges. 

L'attaquant tchèque Patrik Sebek - Rethel


On ne compte plus les médailles que Patrik Sebek a autour du cou. Sacré champion d'Europe en avril avec Rethel, l'attaquant international tchèque de 34 ans a tout gagné dans sa carrière. Mondiaux FIRS et IIHF, Ligue des Champions, coupe de France, championnat Elite, coupe d'Europe, aucune compétition ne lui a résisté.

Ne lui dites surtout pas qu'il est considéré par ses pairs comme l'un des meilleurs joueurs au monde. D'une très grande discrétion, l'homme sourira poliment au compliment, préférant largement l'anonymat du groupe aux lumières aveuglantes d'une gloire personnelle.

Totalisant cette saison encore 42 points en 18 rencontres (20 buts et 22 passes), l'attaquant tchèque est le pire cauchemar des joueurs de la ligue Elite. Capable de faire glisser ses passes à son attaquant là où il n'y pas pas d'espace. D'anéantir en une seule interception les efforts de l'offensive adverse. D'inverser le cours du match par un tir millimétré en pleine lucarne.

A la tête de Rethel, leader de la saison régulière du championnat Elite, ce véritable métronome des Diables possède une vision et une connaissance du jeu qui lui permettent d'être en avance sur n'importe qui et donc, à la bonne place, au bon moment. Un véritable et inestimable maître du jeu.

Ils disent de lui... 

Jérôme Salley, gardien international français des Hawks d'Angers : 

"Pour moi, il est le meilleur joueur de roller hockey au monde car le plus complet. Il va travailler devant et derrière. Il donne le rythme  son équipe, que ce soit avec Rethel ou avec l'équipe nationale tchèque. Il décide d'accélérer ou de ralentir le tempo. Sur le terrain, il y a le jeu avec Patrik et le jeu sans Patrik. S'il n'y a pas Patrik Sebek ni Daniel Brabec (gardien des Tigres de Garges) dans l'équipe nationale tchèque, celle-ci n'est plus du tout la même. Humainement, il est très discret, ne parle pas pour ne rien dire. Sa parole est rare et toujours à bon escient. Il est très agréable."  

Martin Fiala, attaquant international tchèque des Tigres de Garges :

"Oh mon dieu, je ne sais pas quoi dire au sujet de cet homme ! C'est le "Jaromir Jagr" sur des roues ! Il est certainement l'un des meilleurs joueurs que j'ai jamais vu et le meilleur avec qui j'ai jamais joué. C'est fantastique de l'avoir dans le vestiaire au sein de l'équipe nationale tchèque. Aujourd'hui, il n'est plus tout jeune, mais il joue comme s'il avait 20 ans ! En dehors du terrain, c'est un homme super, gentil et drôle. Il a juste besoin de prendre des leçons de ping-pong car il est vraiment très mauvais (rires)." 
Crédit photo : Tulipe noire 

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samedi 31 mars 2018

Pleine lucarne : Athéna Locatelli

Elle apprécie tout particulièrement passer du temps avec ceux qu'elle aime, elle déteste faire les courses, elle aime les bons petits plats... A 26 ans, la défenseure de l'équipe de France féminine entame sa 13e saison sous le maillot tricolore et s'apprête à jouer deux matches amicaux à Besançon contre l'Allemagne les 2 et 3 avril. Athéna Locatelli est sous les projos de Pleine lucarne ! 

Athéna Locatelli, défenseure des Bleues @ Stéphane Heude

Votre meilleur souvenir de hockey ? 

Athéna Locatelli : j'ai joué deux ans à l'Université de Montréal et en 2012/2013, on a gagné le championnat canadien. Ce fut des émotions fortes. 

Le pire ? 

A. L. : le championnat du monde en 2000 à Graz, on a échoué. On a été rétrogradé.

Votre principale qualité ? 
 
A. L. : je suis une battante, je ne me laisse jamais faire.


Votre principal défaut ? 

A. L. : je suis trop impulsive, je me laisse peut-être facilement emporter.


Des regrets ? 

A. L. : oui, par rapport à mon interruption de 2 ans. Même si c'était par choix, je regrette de les avoir perdus car je n'ai pas progressé pendant ce temps-là. 

Une philosophie de vie ? 

A. L. : j'essaie de me dire qu'il faut vraiment relativiser les choses. Je vis une expérience que beaucoup de gens aimeraient vivre. Je dois donc donner mon maximum.

Quand vous vous regardez dans la glace le matin, vous vous dites quoi ? 

A. L. : oh la la, la tronche ! (rires)

Comment peut-on vous faire plaisir dans la vie ? 

A. L. : en me cuisinant des bons petits plats, en m'encourageant dans mon sport.

Une passion ? 

A. L. : ma famille, mes soeurs, faire des activités en famille avec les enfants de mes soeurs. Je déteste faire les courses !

Dans le car, en déplacement, que faites-vous ? 

A. L. : je lis bien souvent parce que je prépare le concours de CPE (conseiller principal d'éducation), j'écoute de la musique et je fais la sieste.

Pourquoi le hockey et pas le curling ? 

A. L. : d'abord parce que je ne connaissais pas le curling à l'âge de 6 ans. Parce que le hockey tenait beaucoup de place à Villard de Lans et que mes soeurs étaient en couple avec des joueurs. J'ai eu envie d'essayer en allant voir les matches.

Dans une autre vie, vous auriez été... ? 

A. L. : j'aurais aimé faire quelque chose en rapport avec l'eau, vivre en Californie pour surfer sur des grosses vagues.

Une appli indispensable dans votre smartphone ? 

A. L. : celle de France Télévisions pour les J.O (en cours au moment de l'interview)

Un lieu d'enfance ? 

A. L. : chez moi, à la maison, où je passais mes vacances d'été.

Un lieu pour se ressourcer ? 

A. L. : une balade sur un belvédère en montagne pour surplomber les maisons et prendre une bonne bouffée d'air pur.

Un lieu pour s'éclater ? 

A.L. : aller en ville, au resto entre amis, juste pour passer un bon moment.

Un lieu pour se faire oublier ? 

A. L. : chez mes parents, dans ma chambre d'enfant, dans un petit village à côté de Villard.

Un truc de fou que vous rêvez de faire ? 

A. L. : j'aimerais partir en voyage pendant plusieurs semaines avec presque rien pour découvrir des gens et d'autres cultures.

Votre plus beau voyage ? 

A. L. : 4 jours passés à Los Angeles. C'était court, mais j'ai toujours voulu aller là-bas.

L'une de vos pires galères en voyage ? 

A. L. : c'est quand on part en stage France avec nos sacs dans le train. C'est compliqué quand on a un transfert à faire dans le métro à Paris !

Si vous étiez célèbre, avec qui monteriez-vous les marches du festival de Cannes ?

A. L. : avec Martine, ma maman

Si vous étiez millionnaire, quel club de hockey rachèteriez-vous ? 

A. L. : mon club formateur, Villard !

Quel gardien embaucheriez-vous ? 

A. L. : Henrik Lundqvist des New York Rangers.

Avec quelle hockeyeuse / quel hockeyeur aimeriez-vous jouer ? 

A. L. : Marie-Philip Poulin (NDLR : double championne olympique et capitaine de Team Canada)

Puisque vous détestez faire les courses, que seriez-vous prête à faire pour y échapper ? 

A. L. : ne pas manger ! (rires)

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dimanche 4 mars 2018

Face-off avec Yorick et Sacha Treille

Ils sont frères, évoluent tous les deux dans le milieu du hockey sur glace de haut niveau. Hockey Mag News vous propose un éclairage sur les liens particuliers qui se tissent entre deux frères, entre admiration, nécessité de trouver sa place, complémentarité... 

Sacha, 30 ans, et Yorick Treille, 37 ans, respectivement attaquant international qui joue à Pardubice en Extraliga tchèque, et ancien international, 3e meilleur pointeur de Mulhouse. Aujourd'hui Sacha dispute son dernier match de saison régulière contre Mountfield avant d'attaquer les play-offs alors que Yorick tentera de décrocher un 7e match dans les quarts de finale face à Grenoble... 

Sacha et Yorick Treille, vainqueurs de la Continental Cup avec Rouen en 2016


Guillemette Flamein : comment pourriez-vous définir votre frère en deux ou trois mots ?          

Sacha Treille
: Yorick est généreux, exemplaire, professionnel.
Yorick Treille : Sacha, c'est la joie de vivre, le frère parfait, il est très attachant.  

G. F. : votre frère est-il source de fierté, d'inspiration, de conseil ?

Sacha Treille : un peu tout ! C'est un exemple, une aide encore aujourd'hui, il a très bien fait son rôle de grand frère. 
Yorick Treille : beaucoup de fierté !  Je suis énormément ses résultats.

G. F. : quel souvenir d'enfance retenez-vous avec lui ? 

Sacha Treille : je n'en ai pas forcément beaucoup car il est parti jeune en Amérique du Nord jouer au hockey. Je dirais nos étés à Cannes.
Yorick Treille : nos vacances d'été aux Deux Alpes, à l'Alpe d'Huez en montagne et en août à Cannes dans notre famille maternelle avec nos oncles.   

G. F. : qu'est-ce qui vous agace le plus chez lui ? 

Sacha Treille : son côté tête en l'air parfois.
Yorick Treille : pas grand-chose.

G. F. : qu'est-ce qui vous plaît le plus chez lui ? 

Sacha Treille : sa générosité dans tout, dans le sport, dans la vie, pour tout le monde.
Yorick Treille : le père qu'il est devenu.

G. F. : qu'est-ce qu'il a et que vous n'avez pas ? 

Sacha Treille : il a plus de facilité à se remettre en question que moi, il est plus réfléchi que moi.
Yorick Treille : il est plus impulsif que moi.

G. F. : qu'est-ce qui vous manque quand vous ne le voyez pas ? 

Sacha Treille : un peu tout, sa présence quotidienne. On a joué quatre ans dans la même équipe, deux ans au Sparta Prague et deux ans à Rouen.
Yorick Treille : un peu tout, son contact, passer du temps avec lui, avec sa famille, c'est un manque global. 

G. F. : quand vous a-t-il bluffé, épaté ? 

Sacha Treille : son année à Genève où il a marqué beaucoup de buts, sa capacité à tenir dans le temps au plus haut niveau car il est toujours sur la glace à l'âge qu'il a.
Yorick Treille : quand il m'a annoncé qu'il allait être papa.

G. F. : qu'est-ce qui vous rapproche de lui ? 

Sacha Treille : le téléphone portable, Face Time (rires) car c'est comme ça qu'on communique.
Yorick Treille : le hockey, notre passion.      

G. F. : qu'est-ce qui inversement vous sépare le plus ? 

Sacha Treille
: pas grand-chose, on est assez pareil. Je dirais sa femme américaine qui l'embarque tous les étés aux USA (rires).
Yorick Treille : le hockey qui nous sépare à cause de notre parcours respectif à nouveau aujourd'hui.

G. F. : qu'aimez-vous partager ensemble ? 

Sacha Treille : les vacances, les moments de sport quand on a gagné les coupes à Rouen et qu'on est remonté avec la France dans le groupe A.
Yorick Treille : tout ce qui est sport, le tennis qu'on pratiquait quand on était jeune, le golf. En revanche, je n'ai pas la même passion que Sacha pour la pêche (rires).

G. F. : quand avez-vous besoin de lui ? 

Sacha Treille : j'ai besoin del'avoir au téléphone le plus souvent possible. Quand ça va moins bien dans le hockey, je l'appelle, il me rassure.
Yorick Treille : un peu tout le temps, dans les moments difficiles que l'on a pu traverser. On s'appelle deux fois par jour.  

G. F. : qu'est-ce qu'il vous répétait souvent quand vous étiez plus jeune ou encore maintenant ? 

Sacha Treille : rien de particulier.
Yorick Treille : d'arrêter de me manger les ongles.

G. F. : qu'est-ce que vous aimeriez qu'il vous dise ? 

Sacha Treille : on est tellement proche que je n'attends rien qu'il me dise en particulier.
Yorick Treille : rien en particulier. Sacha sait ce que je pense de lui et inversement.

G. F. : de quoi rêvez-vous pour lui ? 

Sacha Treille : je lui souhaite qu'il puisse faire ce qu'il aime par la suite, qu'il refasse une autre année s'il en a la force et l'envie. Je lui souhaite beaucoup de réussite dans ses projets personnels et une brillante carrière de coach.
Yorick Treille : je lui souhaite beaucoup de bonheur dans son métier, beaucoup de santé à lui et à ses proches, qu'il soit performant et qu'il prenne du plaisir.

Crédit photo : C. Delaville

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mardi 27 février 2018

Patrik Sebek : "Les Tchèques peuvent apporter à la ligue Elite une autre vision du jeu"

Samedi se déroulera la 15e journée de ligue Elite de roller hockey. Six joueurs tchèques font partie des 10 meilleurs pointeurs. A l'image des Nord-Américains pour la ligue Magnus, les Tchèques  (champions du monde 2017 en Pologne) sont les pièces maîtresses de clubs comme Rethel et Garges, leader et 2e de la ligue Elite. Qu'apportent-ils à leurs clubs respectifs et au championnat ? Explications avec l'un d'eux, Patrik Sebek, métronome des Diables de Rethel et de l'équipe nationale tchèque. 

Martin Fiala et Adam Pribyl des Tigres de Garges

Jakub Bernad, Daniel Brabec, Martin Fiala, Marek Loskot, Adam Pribyl, Kamil Skacel et vous-même évoluez dans la ligue Elite depuis plusieurs saisons pour certains. Qu'est-ce qui attire ce genre de joueurs en France ? 

Patrik Sebek : la réponse est très simple. C'est parce que la ligue Elite est actuellement le meilleur championnat en Europe. La ligue tchèque se joue de la fin avril au début de l'été. Nous n'avons pas de gymnases comme en France et ce n'est pas l'un de nos sports favoris en République tchèque. Nous n'avons pas de bonnes conditions pour pratiquer le roller hockey sur une saison de presque 10 mois comme cela se fait en France. Non seulement nous manquons de terrain, mais aussi de joueurs puisqu'ils évoluent quasiment tous à la glace durant la saison, le hockey sur glace étant le sport numéro un en République tchèque. Certains joueurs viennent aussi en France pour y découvrir une autre culture et vivre d'autres expériences.

Qu'apportent vos compatriotes à leur club respectif ainsi qu'au championnat français ? 

Patrik Sebek : je pense qu'ils peuvent apporter une autre vision du jeu et un autre regard sur la façon de jouer au roller hockey, que ce soit au niveau de leur mentalité, de leur comportement, de leur niveau, de leur talent et de leurs compétences. Ce ne peut être que bon pour un manager ou un coach. Si les joueurs français le voulaient, ils pourraient apprendre beaucoup auprès d'eux car ce sont vraiment d'excellents joueurs. Mais ce n'est pas juste l'apanage des Tchèques. Prenez les Canadiens et les Américains qui évoluent en ligue Elite. Je peux en dire autant de garçons comme Woods, Kane, Cripps, Sigmund, Cadiz, Fox ou encore Pettersson (Suédois). Chaque étranger peut apporter quelque chose de neuf à son équipe.

Marek Loskot, Martin Fiala, Jakub Bernad, vous-même, Adam Pribyl et Kamil Skacel occupez respectivement les première, 2e, 3e, 7e, 9e et 10e places des meilleurs pointeurs de la ligue Elite, sans oublier Daniel Brabec, meilleur gardien du championnat ces trois dernières saisons. Comment les définireriez-vous ? 

  • Marek Loskot (28 ans, Rethel) : il a des mains en or ! Il est l'un des meilleurs avec la crosse et le palet que j'ai jamais vu. Il contrôle le palet comme personne. Il est parfois tête en l'air, mais quand il écoute, il est super. En dehors du terrain, c'est quelqu'un de tranquille, de drôle et de sympa.

  • Martin Fiala (23 ans, Garges) : en un mot : "sniper" ! Il peut marquer des buts de n'importe où. Une qualité dont il fait preuve chaque saison en étant toujours l'un des meilleurs pointeurs de la ligue Elite. Il tire parfois trop facilement. En dehors du terrain, il a de l'humour, il est sympa. Un top model pour les filles (rires). 
Martin Fiala - Garges - 2e meilleur pointeur du championnat  

  •  Jakub Bernad (26 ans, Epernay) : je le connais depuis deux ans seulement. C'est un joueur polyvalent qui me surprend dans le bon sens du terme. C'est grâce à lui qu'Epernay peut envisager de disputer les play-offs. En dehors du terrain, il est sympa, drôle. Il est intelligent.
  •  Adam Pribyl (25 ans, Garges) : pour moi, l'un des meilleurs travailleurs que je connaisse. Celui avec qui tout coach rêverait de travailler parce que c'est quelqu'un de très fiable. En dehors du vestiaire, c'est un garçon sympathique, qui a de l'humour.  
Adam Pribyl effectue sa 2e saison à Garges
  • Kamil Skacel (25 ans, Rethel) : il apporte à Rethel de la vitesse et du sang neuf. Il a énormément progressé depuis son arrivée. Le décrire en dehors du terrain est difficile parce qu'il est tellement discret que parfois, tu ne sais même pas qu'il est dans le vestiaire avec toi (rires). C'est un bon mec, tranquille et un coéquipier serviable.

  • Daniel Brabec (24 ans, Garges) : le meilleur gardien. Il le prouve chaque année au championnat du monde et dans la ligue Elite aussi. C'est un très bon coach pour les jeunes gardiens. En dehors du terrain, il est sympa, drôle et arrive toujours en retard (rires). 
le quadruple champion du monde Daniel Brabec - Garges

Vous jouez en France, à Rethel, depuis de nombreuses saisons. Comment évolue, selon vous, la ligue Elite ? 

Patrik Sebek : chaque saison est différente, mais dans l'ensemble le niveau du championnat augmente. Il y a d'excellents juniors et seniors qui sont meilleurs d'année en année comme le démontrent les derniers résultats des équipes de France aux Mondiaux de Chine (or pour les seniors et les juniors). Les joueurs étrangers contribuent à cette progression et cette saison est l'une des meilleures. Chaque équipe peut battre l'autre. Les résultats sont serrés.

Classement des meilleurs pointeurs :

1) Marek Loskot (Rethel) : 48 points (29 buts - 19 assistances)
2 ) Martin Fiala (Garges) : 42 points (25 buts - 17 assistances)
3 ) Jakub Bernad (Epernay) : 39 points (23 buts - 16 assistances)
7) Patrik Sebek (Rethel) : 30 points (13 buts - 17 assistances)
9) Adam Pribyl (Garges) : 23 points (12 buts - 11 assistances)
10) Kamil Skacel (Rethel) : 22 points (15 buts - 7  assistances)

Un grand merci à Sami Oueslati pour ses photos.

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lundi 26 février 2018

Nouveau classement mondial : l'Allemagne gagne une place.

A l'issue du tournoi olympique de PyeongChang remporté par la Russie face à l'Allemagne en prolongation, un nouveau classement mondial des nations a été publié. L'Allemagne et la République tchèque grapillent une place.

L'Allemagne gagne une place et passe devant la Suisse
Classement mondial des nations :
  1. Canada (=)
  2. Russie (=)
  3. Suède (=)
  4. Finlande (=)
  5. République tchèque (+1)
  6. Etats-Unis (-1)
  7. Allemagne (+1)
  8. Suisse (-1)
  9. Norvège (=)
  10. Slovaquie (+1)
  11. Biélorussie (-1)
  12. France (+1)
  13. Lettonie (-1)
  14. Danemark (=)
  15. Slovénie (=)
  16. Kazakhstan (+1)
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vendredi 23 février 2018

Grégory Tarlé : "Avoir un jeu plus complet dans quatre ans"

Tandis que les J.O de PyeongChang voyaient le sacre des Américaines sur les Canadiennes ce jeudi, l'équipe de France féminine a fini sur trois victoires amicales face à la Hongrie le week-end du 17 février. De bon augure avant les Mondiaux de Vaujany qui débuteront le 8 avril. Passage en revue des Bleues avec Grégory tarlé, sélectionneur national. 

L'équipe de France au tournoi préliminaire de qualification olympique
 
Quel bilan dressez-vous de la saison écoulée à un mois et demi des Mondiaux de D1A qui se dérouleront à Vaujany, dès le 8 avril ? 

Grégory Tarlé : nous avions deux objectifs : le premier, le tournoi préliminaire de  qualification olympique, où nous avons échoué malgré des performances honorables ; le second les Mondiaux où nous avons fini à la dernière place du groupe en faisant une contre-performance. L'objectif de ce début de saison, à l'été 2017, a été de reformer un nouveau collectif et de repartir avec un nouveau staff.

On a perdu 5-6 joueuses. On a mis en place un nouveau projet de jeu que le groupe doit à présent assimiler. On avance à petit pas. La mise en place est encourageante. Nous avons disputé un tournoi en août à Albertville contre la Suisse et la Corée du Sud, un autre en Hongrie face à la Hongrie, la Corée du Sud, le Danemark. Nous sommes allés en République tchèque affronter la Suisse et la Norvège et nous avons fini avec trois matches amicaux contre la Hongrie, à Cergy-Pontoise.

Que voulez-vous mettre en avant dans ce nouveau projet de jeu ? 

Grégory Tarlé : j'ai voulu changer des choses tout en gardant certains éléments. Je veux développer un jeu plus rapide à la récupération du palet. Cela entraîne des modifications techniques, ça veut dire plus de démarquage, plus de passes rapides. Avant, on était davantage dans la conservation du palet.  Je veux avoir un jeu plus complet dans quatre ans pour les prochains J.O, afin de pouvoir changer de système de jeu au cours d'un match ou en fonction des adversaires que nous rencontrerons. Ce sera une carte supplémentaire dans notre poche.

Les Mondiaux se tiendront en France dans moins de deux mois, à Vaujany, près de Grenoble. Quelles sont vos attentes ? 

Grégory Tarlé : on a des attentes élevées car le champion montera directement en Elite puisque les Mondiaux Elite n'ont pas lieu cette année. Il faut donc saisir l'opportunité de remporter la compétition. Est-ce qu'en un an, on aura eu le temps de travailler correctement et d'être prêt tout en sachant que la division est très serrée ?

Quels sont les atouts de la France ? 

Grégory Tarlé : je compte sur ce qu'on a mis en place techniquement ainsi que sur notre profondeur de banc. L'équipe est très équilibrée. Le soutien du public dans la petite patinoire de Vaujany ne peut que renforcer la motivation du groupe et faire aussi la différence par rapport aux autres équipes qui peuvent, chacune d'elles, être championnes du monde. On va bosser sur nos forces et on a encore deux matches de préparation contre l'Allemagne à Besançon les 2 et 3 avril, avec une adversité intéressante.


Le tournoi olympique vient de s'achever avec les sacre chez les femmes des Américaines. Qu'est-ce qui a manqué à la France pour se qualifier ? 

Grégory Tarlé : il a manqué peu de choses. Je pense que le Japon et l'Allemagne avaient davantage d'expérience du haut niveau. Ces équipes ont déjà joué au niveau Elite. Il faut savoir aussi que le mode de qualification pour les femmes est plus dure que celui des hommes. Il nous a surtout manqué l'expérience des matches à enjeu. Il faut mieux préparer les joueuses techniquement, physiquement, mentalement.

A propos de technique et de physique, René Fasel, président de l'IIHF, a déclaré que les femmes devaient jouer comme des femmes. Que pensez-vous de sa déclaration et comment voyez-vous l'évolution du hockey féminin ? 

Grégory Tarlé : je trouve que le fond de ses propos est très vrai et que la manière de jouer en hockey féminin peut être différente de celle des hommes. En hockey féminin, la vitesse et la technique sont mises en avant. On voit bien aujourd'hui que le physique ne peut plus prendre d'importance au point de faire basculer un match. On assiste à la diminution des mises en échec en NHL. Prenez par exemple une équipe comme Toronto qui mise sur des joueurs techniques et rapides. C'est la réalité. J'ai connu le hockey masculin et le hockey féminin. Et je peux vous dire que le hockey féminin a de nombreux avantages sur le hockey masculin : il est plus fluide, plus rapide avec de longues phases de jeu car il y a beaucoup moins de pénalités.

Même si c'est le Canada, l'équipe nationale féminine a joué à plusieurs reprises contre les Midgets AAA de l'Ontario, joueurs qui peuvent prétendre à rejoindre la NHL, selon les règles du hockey féminin, à savoir sans aucune mise en échec. Et elle a gagné à chaque fois. Cela veut bien dire ce que ça veut dire ! Le hockey féminin doit continuer sur cette voie-là.

De quoi a besoin aujourd'hui le hockey féminin pour évoluer ? 

Grégory Tarlé : il manque d'une mise en valeur médiatique car les gens fonctionnent avec des a priori. On n'a pas de poids économique. On n'a pas d'image à vendre. C'est un cercle vicieux. Pas d'image donc pas de poids économique. Pas de poids économique donc pas d'image. Il faut également travailler sur l'aspect socio-professionnel et arrêter de se voiler la face. Certaines joueuses doivent prendre des congés sans solde pour participer aux compétitions. Les joueuses travaillent. La réalité est là, tout simplement.

Et c'est le même problème en Allemagne, au Japon, en République tchèque qui ont à peu près le même nombre de licenciés que chez nous. Mes homologues sont confrontés aux mêmes problèmes. La moyenne d'âge pour ces nations est de 20-22 ans. En Amérique du Nord, elle est de 25-26 ans. Pourquoi ? Parce que nos joueuses arrêtent de jouer parce qu'elles ne peuvent plus. Il faut vraiment travailler pour que les femmes puissent s'épanouir dans leur vie de femme et de sportive, et revenir au plus haut niveau après avoir eu un enfant, par exemple. Aujourd'hui, c'est extrêmement compliqué voire impossible ! Je pense que c'est vrai pour tous les sports féminins et pas qu'en hockey sur glace.

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