jeudi 3 mai 2018

Face-off avec Antoine Rage et Jérôme Salley

Samedi 5 mai 2018, débuteront les quarts de finale du championnat Elite de roller hockey. D'ici là, Hockey Mag News vous propose de découvrir les joueurs qui pourraient se révéler décisifs lors de ces play-offs. Aujourd'hui, le défenseur Antoine Rage, 27 ans, des Conquérants de Caen et le gardien Jérôme Salley, 36 ans, des Hawks d'Angers, tous deux internationaux vus par le sélectionneur de l'équipe de France Geoffroy Tijou,  l'attaquant international français Karl Gabillet et l'avant international tchèque Martin Fiala, des Tigres de Garges.

Le défenseur international Antoine Rage - Caen
 
Guillemette Flamein : comment pourriez-vous vous définir chacun en deux ou trois mots ?         
 

Antoine Rage : Jérôme est entier, engagé, il fait tout avec à fond avec passion et envie. 
Jérôme Salley : Antoine est sociable, humain, très organisé et persévérant. 

G. F. : qu'appréciez-vous le plus chez l'autre ?

Antoine Rage : en tant que gardien, j'apprécie sa régularité, le fait de savoir comment jouer avec lui, lorsqu'un but est pris, si c'est de ma faute ou de la sienne.  
Jérôme Salley : en tant que défenseur, j'apprécie son sens du dévouement, du placement, sa recherche perpétuelle de perfection. 



G. F. : qu'est-ce qui vous agace le plus chez lui ? 

Antoine Rage : son âge (rires) car sa carrière est plus derrière lui que devant. Son caractère (rires). Il a un gros caractère et peut parfois faire preuve de mauvaise foi (rires).
Jérôme Salley : pas grand-chose. Parfois il s'engueule avec ses collègues de ligne. Il est parfois aussi  un peu trop perfectionniste et ça lui joue des tours dans la prise de décision. Du coup, il en oublie d'être spontané. 


G. F. : qu'est-ce qui vous plaît le plus chez lui ? 

Antoine Rage : il est entier.
Jérôme Salley : il est très sociable, on peut parler de tout, il comprend qui vous êtes sans juger..

G. F. : en quoi est-ce difficile de jouer contre lui ? 

Antoine Rage : il me connaît trop, j'ai du mal à le surprendre.
Jérôme Salley : on se connaît parfaitement et donc, on s'attend à ce qu'il joue sur certaines facettes de son jeu, mais il change souvent. Alors, on essaie de prendre le dessus à chaque fois.

G. F. : qu'est-ce qu'il a et que vous n'avez pas ? 

Antoine Rage :son âge et un peu plus d'expérience.
Jérôme Salley :ce que je n'ai plus : l'envie de travailler physiquement. Je conserve la forme physique plus que pour l'améliorer. 


G. F. : quand vous a-t-il bluffé, épaté ? 

Antoine Rage : quand il a remporté la coupe des Confédérations en 2011. Il a été régulier et endurant durant tout le tournoi. 
Jérôme Salley : au départ de sa carrière : il a cravaché en équipe de France, a su se remettre en question pour atteindre ses objectifs.

Le gardien international Jérôme Salley - Angers

G. F. : qu'est-ce qui vous rapproche de lui ? 

Antoine Rage : tout ce qu'on a vécu, on est tous les deux très engagés, on a la même façon de voir les choses.On est même peut-être un peu trop sérieux...
Jérôme Salley : on a fait les mêmes choix sportifs, on a essayé d'avancer ensemble. Il est très respectueux de ce que je pense.

G. F. : qu'est-ce qui inversement vous sépare le plus ? 

Antoine Rage
: je suis très extraverti et lui le contraire.
Jérôme Salley : les années, son insouciance, il est en train de construire sa vie alors que la mienne est déjà actée tant au point de vue personnel que professionnel.

G. F. : qu'aimez-vous partager ensemble ? 

Antoine Rage : une petite soirée de détente, bien manger et papoter. 
Jérôme Salley : on se voit surtout en équipe de France maintenant, nos discussions.

G. F. : qu'est-ce qu'il vous répétait souvent quand vous étiez plus jeune ou encore maintenant ? 

Antoine Rage : il m'a toujours parlé de mon jeu défensif car il a toujours su que je cherchais le meilleur.
Jérôme Salley : il me demandait de lui parler, de communiquer avec lui en tant que gardien. 

G. F. : qu'est-ce que vous aimeriez qu'il vous dise ? 

Antoine Rage : qu'il a apprécié de passer 12 ans de sa vie, proche de moi.  
Jérôme Salley : qu'il était fier d'avoir joué avec moi. On est tous deux Caennais. D'avoir participé ensemble à de grandes compétitions. 

G. F. : de quoi rêvez-vous pour lui ? 

Antoine Rage : je lui souhaite qu'il dure le plus longtemps possible car je sais que ça lui tient à coeur. 
Jérôme Salley : je lui souhaite une longue carrière en équipe de France, qu'il arrive à emmener le club de Caen là où il a envie pour que Caen joue les premiers rôles.  

Crédit photo : Claire Tournet (J. Salley) et Frédéric Goualard (A. Rage)

ILS DISENT D'EUX... 

Geoffroy Tijou, sélectionneur de l'équipe de France : 
"Antoine Rage s'entend à merveille avec Karl Gabillet, ils sont très complices sur et en dehors du terrain, il faut maintenir l'osmose sur cette ligne. C'est un potentiel leader des Bleus. Il est très doué offensivement, très bon techniquement. Il doit continuer à travailler défensivement car il peut mieux faire. Il communique beaucoup avec ses partenaires et aime bien chambrer aussi. Pour les play-offs, Antoine saura mobiliser ses troupes, les motiver suite à la déception en coupe de France, à la halle Carpentier. Il est ambitieux."

Karl Gabillet, attaquant international des Tigres de Garges :
"Antoine est quelqu'un de très agréable dans la vie. Il s'intègre facilement dans un groupe car il est sociable et met tout le monde à l'aise avec son humour plus ou moins drôle. C'est quelqu'un de sérieux quand il faut l'être et assez enfantin parfois, il est assez organisé en général, un peu moins dan sa chambre (rires). Il est exigeant sur le terrain et surtout envers lui-même, ce qui lui permet de se remettre souvent en question, même parfois trop, je pense. Sa force, sur le terrain, est son intelligence de jeu. Ce que j'apprécie c'est qu'il sait bien relancer ses avants. Il a aussi un très bon shoot quand il ne se prend pas la tête avec sa crosse. Il peut faire facilement péter les plombs à un adversaire avec ses belles paroles. Pour les play-offs, il connaît l'importance des grands matches, c'est un leader incontestable à Caen. Il devra être un exemple pour tous les joueurs de Caen s'il veut que son équipe passe les quarts face à Grenoble."

Geoffroy Tijou : 
"Jérôme Salley a découvert l'équipe de France tardivement en 2014. Il est toujours performant. Il a su prendre une place au sein du groupe de par son côté paternel, discret et réservé. Il parle peu, mais est très écouté. Il n'aime pas perdre et quand ça ne défend pas bien devant lui, son côté ronchon peut ressortir, mais ça lui permet d'être plus régulier dans sa cage. Il aura à coeur de faire de bons play-offs car Angers n'était pas à son niveau en 2017. Il joue pour gagner des titres, il donnera tout car il sera sous le coup de la déception de la finale à la halle Carpentier. Il a un vrai impact sur le terrain et dans la vie de groupe. C'est un gardien rassurant, mais quand il passe à côté, ça se voit. Cela met aussi en valeur sa régularité. Il faut espérer qu'il se ressource pour les play-offs."
Martin Fiala, attaquant international tchèque des Tigres de Garges : 
"J'aime vraiment jouer contre Jérôme Salley parce que j'aime jouer contre les meilleurs gardiens de la ligue Elite. Et pour moi, c'est l'un des meilleurs incontestablement. Il est très rapide et intelligent dans sa vision du jeu. C'est pour ça qu'il est difficile de marquer contre lui. En dehors du terrain, je le connais peu, mais c'est une bonne personne." 
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