mardi 20 février 2018

Jukka Ahvenjärvi : "Etre un exemple pour la Finlande"

Alors que la Finlande joue ce mardi sa place en quarts de finale face à la Corée du Sud, aux J.O de PyeongChang, retour sur Jyväskylä, premier club finlandais à avoir remporté la Ligue des Champions en 4 saisons face aux Suédois des Växjö Lakers. Entretien avec Jukka Ahvenjärvi, assistant coach et manager de l'équipe.  

Jyväskylâ a remporté la CHL le mardi 6 février 2018 à Växjö, en Suède

Comment avez-vous préparé la CHL ?

Jukka Ahvenjärvi : nous l'avons préparée normalement, en même temps que notre saison de championnat, la SM-Liiga. Notre entraînement a débuté le 1er août et nous avons disputé deux matches avant d'entamer la CHL. Nous sommes convaincus que jouer la CHL ne peut que nous apporter d'excellentes choses pour notre saison en championnat et ne nous rendre que meilleurs dans cette optique.

Nous avons un grand respect pour cette compétition et voulions vraiment la réussir car elle est importante aussi bien pour les joueurs que pour les dirigeants sans oublier nos supporters. Bien évidemment, y participer signifie jouer davantage de matches qu'en championnat qui en compte déjà 60 dans sa phase régulière. En allant en finale, nous en avons disputé 13 de plus. Nous devions donc réfléchir à nos déplacements et surtout à la récupération de nos joueurs.  

Juste avant la finale, vous avez envoyé en championnat face au IFK Helsinki  une équipe composée essentiellement de juniors pour laisser vos cadres au repos. Pourquoi ce choix, ce challenge risqué ?

Jukka Ahvenjärvi : c'était un réel challenge, en effet. Nous avons vraiment réfléchi à la façon dont jouait Växjö la même semaine et nous nous sommes dit qu'il fallait absolument conserver les mêmes lignes. Il fallait donc mettre nos joueurs cadres au repos sur l'un des quatre matches que nous avions à disputer pour mettre toutes les chances de notre côté.

Vous avez eu des demi-finales difficiles et compliquées face aux Tchèques de Trinec. En quoi vous ont-elles été utiles en finale ? 

Jukka Ahvenjärvi : ces matches nous ont apporté de la confiance et un mental d'acier.

Växjö était annoncé comme favori à domicile. Qu'est-ce qui, au final, a fait la différence ? 

Jukka Ahvenjärvi : c'était plus facile pour nous de jouer une équipe suédoise. Växjö était annoncé comme favori non seulement en tant que leader de la SHL (Elite suédoise), mais aussi à cause de son formidable parcours en CHL. Mais la finale ne se joue que sur un match. Tout est possible. Nous connaissons nos points forts et également ceux de Växjö, tous comme ses joueurs dont nous avons analysé le jeu en amont. Nous devions être patients et travailler sans relâche sur la glace. L'équipe était prête au moment voulu et s'est focalisée à 100% sur la finale.

En quoi la CHL était-elle l'un de vos objectifs de la saison ? 

Jukka Ahvenjärvi : elle nous permet de disputer beaucoup de bons matches, nécessaires au développement de nos joueurs et de notre club, en plus d'être une excellente préparation à notre championnat. Sans oublier non plus la récompense financière pour le vainqueur qui est également très attractive.


Vous êtes le premier club finlandais à remporter la CHL, après trois saisons de domination suédoise. Qu'est-ce que cette victoire représente pour l'avenir de votre club et pour le hockey finlandais ? 

Jukka Ahvenjärvi : nous voulons être un exemple pour la Finlande. C'est précisément ce que nous avons en tête. Etre au sommet dans notre propre pays et en Europe. C'est un véritable challenge car cela nous force à être encore meilleur dans le futur. Nous espérons que ce titre permettra au hockey finlandais de croire toujours davantage en lui, d'avoir foi dans son succès, de faire venir encore plus de supporters et d'attirer toujours plus de jeunes vers le hockey.

Que pensez-vous de cette nouvelle 2017/2018 à seulement 32 équipes ? 

Jukka Ahvenjärvi : cette nouvelle formule a rendu la CHL plus difficile que celles des saisons précédentes. Il faut vraiment être prêt dès le début si l'on veut avoir une chance de la remporter !

NDLR : Jyväskylä est actuellement 3e au classement général de la saison régulière (99 points en 54 matches joués) derrière le leader Kärpät (116 pts) et son dauphin, le TPS Turku (101 pts).    

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vendredi 16 février 2018

Julien Correia : "Le droit d'avoir ma chance au moins une fois"

La France est à Herning, au Danemark, dans le cadre du tournoi des 4 Nations et affronte aujourd'hui la Lettonie. Dans ses rangs, Julien Correia. L'attaquant lyonnais honore sa première sélection dans le groupe A. Retour sur une convocation attendue et une saison exceptionnelle. 

Le Lyonnais Julien Correia est le 2e meilleur pointeur de la SaxoPrint ligue Magnus

Qu'avez-vous ressenti à l'annonce de votre sélection ?

Julien Correia : j'ai déjà fait des regroupements France, mais c'est la première avec le groupe senior A. Le manager m'a directement appelé. Je m'y attendais car je pense que ma saison me donnait le droit d'avoir ma chance au moins une fois. Je dirais qu'elle récompense une très bonne saison et qu'elle était légitime.

Comment expliquez-vous votre explosion au sein de Lyon cette saison ? 

Julien Correia : elle est vraiment due à mes entraîneurs, mais aussi à mon accomplissement personnel. J'ai eu un petit garçon, tout roule sur le plan extra-sportif. Il est donc plus facile de se concentrer sur le plan sportif. J'ai changé dans beaucoup de domaines et sur de nombreux points de jeu. J'ai pris conscience de plein de petites choses. Depuis un an et demi, mes entraîneurs sont "sur mon dos", mais c'est ce que je recherchais. J'ai un meeting vidéo tous les jours au cours du quel ils me montrent des choses. J'ai pu également avoir davantage de temps de jeu et de responsabilités parce qu'un joueur majeur de l'équipe s'est blessé. Sans oublier la bonne alchimie avec mes collègues  de trio qui y est aussi pour beaucoup.

Qu'avez-vous modifié, sur quoi avez-vous travaillé ? 

Julien Correia : j'ai travaillé beaucoup le positionnement, le jeu sans palet. J'ai pris conscience que ce que je faisais en amont, sans le palet, était encore plus important que ce que je faisais à l'attaque. Les entraîneurs ont insisté sur le rôle défensif du joueur offensif que je suis. Ils m'ont appris comment appréhender l'aspect défensif de mon jeu tout en me laissant m'exprimer à l'attaque. En tant que meilleur pointeur, ils me donnent également davantage de responsabilités sur les supériorités numériques.

Vous êtes actuellement le 2e meilleur pointeur du championnat, le premier de Lyon. Comment a évolué le regard de vos adversaires par rapport à votre statut de "top scorer" ? 

Julien Correia : déjà, je ne m'attendais pas à l'être. Ce fut une surprise au début, même pour moi. Plus la saison avançait, plus j'ai commencé à sentir que les choses changeaient en match. Les équipes ont mis en face de mon trio leurs meilleurs défenseurs. Je prends un peu plus de coups, ce qui ne me dérange pas. Au contraire, ça me permet de me concentrer encore plus et ça me fait plaisir. Les joueurs te respectent davantage.

Revenons sur la coupe de France remportée face à Gap (2-0) le 28 janvier. Comment l'équipe s'est-elle préparée à cette compétition ? 

Julien Correia : depuis août et les premiers entretiens avec le staff, la coupe de France a été posée directement comme un objectif à atteindre. Ceux qui étaient là la saison dernière l'ont vécu comme une énorme frustration. Elle a fait partie intégrante de notre saison. Elle nous a montré qu'on est capable de jouer les premiers rôles dans une compétition nationale. Elle donne des ambitions au club. On espère avoir un effet boomerang. Après avoir obtenu ce titre, on a encore plus faim, on a évidemment envie d'aller chercher encore plus gros ! Ce genre de match te donne confiance pour en gérer d'autres, beaucoup plus gros !

A une journée de la fin de la saison régulière, vous ignorez encore quel sera votre adversaire en quarts de finale. Comment voyez-vous les play-offs ? 

Julien Correia : depuis août, l'équipe a deux objectifs : la coupe de France, - c'est fait -, et les demi-finales de ligue Magnus. Durant toute la saison, on a fourni tous les efforts nécessaires pour être le plus haut possible. Qu'on prenne Amiens ou Gap, on a les armes pour rivaliser. On sera concentré sur les quarts de finale pour décrocher les demies.

Crédit photo : C. Delaville 

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mercredi 14 février 2018

La NHL et les J.O : quand l'économie prime sur le sport...

Le tournoi masculin de hockey sur glace débute aujourd'hui aux J.O de PyeongChang. L'occasion de rappeler pour quelles raisons précises cette compétition se déroulera jusqu'au dimanche 25 février, date de la finale, sans les joueurs de NHL. 

Le grand espoir tchèque, l'attaquant Dominik Kubalik, qui joue à Ambri-Piotta (Suisse) 

Après cinq Olympiades - Nagano 1998, Salt Lake City 2002, Turin 2006, Vancouver 2010 et Sotchi 2014 -, René Fasel, président de l'IIHF (fédération internationale de hockey sur glace) n'a pas réussi à convaincre une 6e fois Gary Bettman, commissaire de la NHL. 

Pour la première depuis les J.O de Lillehammer, en Norvège, en 1994, les joueurs de NHL seront absents pour des raisons purement économiques.

L'occasion de découvrir sur la glace coréenne de grands espoirs tels :
  • l'attaquant tchèque de 22 ans, Dominik Kubalic, ancien capitaine des U20 en 2015 (Ambri-Piotta / LNA Suisse)
  • l'attaquant russe de 23 ans, Mikhaïl Grigorenko, double médaillé de bronze aux Mondiaux U20 en 2013 et 2014 (CSKA CSKA Moskva / KHL) 
  • le défenseur suédois de 17 ans, Rasmus Dahlin, vainqueur de la CHL en 2017 avec Frölunda (Elitserien Suède).    
Plus souple que le CIO (Comité international olympique), René Fasel avait pourtant accepté les conditions exigées par Gary Bettman quant au paiement des frais de déplacement, d'hébergement et d'assurances pour les hockeyeurs de NHL : soit une dépense globale de 17 millions d'euros, dont 13 millions d'euros rien que pour le montant des assurances ! 

Malgré ce revirement, le grand patron de la prestigieuse ligue nationale a réaffirmé son refus d'envoyer en Corée du Sud ses athlètes, au motif de la perte financière que l'arrêt de son championnat pourrait lui coûter. Perte dont on ignore précisément l'ampleur puisque Gary Bettman n'a jamais fourni de chiffre pour étayer son argument.

Ajoutez à cela l'audience plus que très favorable qu'apporte le mois de février au hockey américain puisque la saison de football américain s'est achevée le 5 février et que celle de baseball ne reprend que le 21 février. D'autant plus que le CIO ne redistribue pas ses revenus quant aux droits télé.

Bien que ne voulant pas débourser la coquette somme de 17 millions d'euros pour les joueurs NHL, le CIO avait quand même fait un geste et non des moindres envers la ligue professionnelle.

En effet, le comité lui avait proposé d'être "Top sponsor", qui aurait été une première pour une ligue professionnelle. Ce statut donnait le droit à la NHL d'utiliser le droit à l'image des anneaux olympiques pour sa communication, soit l'équivalent d'un budget de 86 millions d'euros sur quatre ans. 

Bien que plusieurs stars de la NHL à l'image du gardien des New York Rangers, Henrik Lundqvist, ou d'Alexander Ovechkin, attaquant phare des Capitals de Washington, aient déclaré vouloir disputer les Jeux, Gary Bettman a rapidement douché leur enthousiasme.

En effet, le commissaire de la ligue a dissuadé toute "rébellion" en annonçant qu'un joueur NHL participant aux J.O de PyeongChang se verrait immédiatement suspendu de fonction et de salaire.

Rappelons également qu'aux yeux de Gary Bettman, la Corée du Sud est un marché totalement inintéressant en termes de développement économique.

Contrairement à la Chine et aux J.O d'hiver de Pékin en 2022 sur lesquels Le commissaire de la NHL fonde de très grand espoirs... financiers.

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samedi 10 février 2018

J.O 2018: Datsyuk, Gionta, Hiller ou la revanche des anciens de NHL

Dimanche 25 février, les J.O d'hiver 2018 de PyeongChang, en Corée du Sud, se clôtureront par la finale de hockey sur glace hommes. Si la NHL a refusé de libérer ses joueurs, certains athlètes qui y ont évolué pendant de très nombreuses années honoreront à leur manière la célèbre ligue nord-américaine.

Le célèbre numéro 13, le Russe Pavel Datsyuk

Découvrez qui, parmi les hockeyeurs présents aux J.O 2018, a disputé le plus de matches en NHL

  1. Brian Gionta, attaquant, 39 ans, Rochester Americans (USA) : 1 006 
  2. Pavel Datsyuk, attaquant, 39 ans, CKA St Petersbourg  (Russie) : 953
  3. Martin Erat, attaquant, 36 ans, Kometa Brno (Rép. tchèque) : 881
  4. Chris Kelly, attaquant, 37 ans, Belleville Senators (Canada) : 833
  5. Christian Ehrhoff, défenseur, 35 ans, Kölner Haie (Allemagne) : 789
  6. Viktor Stälberg, attaquant, 32 ans, EV Zug (Suède) : 488
  7. Ladislav Nagy, attaquant, 38 ans, HC Kosice (Slovaquie) : 435
  8. Jonas Hiller, gardien, 35 ans, EHC Bienne (Suisse) : 404
  9. Sami Lepistö, défenseur, 33 ans, Jokerit (Finlande) : 176
  10. Patrik Thoresen, attaquant, 34 ans, CKA St Petersbourg (Norvège) : 106
  11. Jan Mursak, attaquant, 30 ans, Frölunda (Slovénie) : 46
  12. Bryan Young, déf., 31 ans, Daemyung Killer Whales (Corée du Sud) : 17    
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mercredi 7 février 2018

Face-off avec... Guillaume et Maxime Langlois

Ils sont frères, évoluent tous les deux dans le milieu du roller hockey de haut niveau. Hockey Mag News vous propose un éclairage sur les liens particuliers qui se tissent entre deux frères, entre admiration, nécessité de trouver sa place, complémentarité... Aujourd'hui, Maxime, 24 ans, et Guillaume Langlois, 34 ans, respectivement défenseur international, champion du monde avec l'équipe de France aux World Roller Games 2017, et entraîneur-joueur des Tigres de Garges. Du 8 au 11 février, Maxime Langlois sera en regroupement France pour préparer les prochaines échéances internationales. 

Guillaume et Maxime Langlois des Tigres de Garges

Guillemette Flamein : comment pourriez-vous définir votre frère en deux ou trois mots ?          

Maxime Langlois : Guillaume est organisé, travailleur, perfectionniste, même peut-être maniaque (rires).
Guillaume Langlois : Maxime est concentré et appliqué sur ce qu'on lui demande de faire, bordélique (rires) et parfois tête en l'air.

G. F. : votre frère est-il source de fierté, de complexe, d'inspiration, de conseil ?

Maxime Langlois : source de fierté ! Il m'a appris à jouer d'abord au hockey sur glace puis au roller hockey. J'étais toujours avec son équipe. Il était mon idole quand j'étais plus jeune.
Guillaume Langlois : source de fierté : je suis toujours étonné de ce qu'il fait à l'entraînement et en match. Quand l'équipe ne va pas bien, c'est vers Max qu'on se tourne.

G. F. : quel souvenir d'enfance retenez-vous avec lui ? 

Maxime Langlois : quand j'ai pu intégrer l'équipe senior avec lui à Garges et qu'on a été champion de N2. C'était notre premier titre en commun.
Guillaume Langlois : quand il a commencé le hockey sur glace, il était beaucoup plus jeune que les autres. On l'avait mis défenseur et dès que le palet était mis en jeu, il se précipitait à la cage pour être près de son gardien. Maintenant, il est beaucoup plus... offensif ! (rires). 

G. F. : qu'est-ce qui vous agace le plus chez lui ? 

Maxime Langlois : son côté maniaque (rires) ? Non, rien.
Guillaume Langlois : son côté tête en l'air et le fait qu'il remette certaines choses au lendemain.

G. F. : qu'est-ce qui vous plaît le plus chez lui ? 

Maxime Langlois : son côté travailleur, qu'il aime que les choses soient bien faites et en temps voulu.
Guillaume Langlois : il est toujours là quand on a besoin d'aide, sa grande disponibilité, son côté très fraternel.

G. F. : qu'est-ce qu'il a et que vous n'avez pas ? 

Maxime Langlois : le sang-froid.
Guillaume Langlois : son côté carpe diem, une certaine insouciance que je n'ai pas car je suis quelqu'un de très terre-à-terre.

G. F. : qu'est-ce qui vous manque quand vous ne le voyez pas ? 

Maxime Langlois : rien parce qu'en fait, on se voit tout le temps car on vit, on travaille et on joue ensemble.
Guillaume Langlois : nos conversations, nos petits moments à deux, même si, en fait, on se voit tout le temps.

G. F. : quand vous a-t-il bluffé, épaté ? 

Maxime Langlois : il m'épate à chaque fois par son sang-froid avec les petits, il m'impressionne parce qu'il est très calme, il ne crie jamais, tout le contraire de moi (rires) !
Guillaume Langlois : il m'épate par sa faculté à tout le temps progresser. Il est franchement impressionnant car on a le sentiment qu'il n'a pas encore atteint ses limites.

G. F. : qu'est-ce qui vous rapproche de lui ? 

Maxime Langlois : le sport, le travail, le diplôme d'éducateur sportif que je prépare.
Guillaume Langlois : incontestablement le sport.     

G. F. : qu'est-ce qui inversement vous sépare le plus ? 

Maxime Langlois : là encore, son sang-froid au hockey
Guillaume Langlois : il peut avoir de longues sessions de jeux vidéo. Moi, je n'accroche pas du tout.

G. F. : qu'aimez-vous partager ensemble ? 

Maxime Langlois : on aime bien regarder les matches de foot de Paris et on aime bien demander l'avis de l'autre quand on regarde pour des vêtements sur Internet.
Guillaume Langlois : Max a beaucoup voyagé grâce au sport. J'aimerais bien l'emmener en voyage, mais en vacances, pour lui faire découvrir d'autres pays, d'autres cultures. Ce serait différent.

G. F. : quand avez-vous besoin de lui ? 

Maxime Langlois : j'ai besoin de lui surtout au travail, je lui demande toujours des conseils.
Guillaume Langlois : quand je crève un pneu à Boulogne (rires) !

G. F. : qu'est-ce qu'il vous répétait souvent quand vous étiez plus jeune ou encore maintenant ? 

Maxime Langlois : aujourd'hui, il me répète souvent : "Arrive à l'heure au travail !"
Guillaume Langlois : quand il était petit, il m'appelait tout le temps "Gayu" parce qu'il avait du mal à dire "Guillaume".

G. F. : qu'est-ce que vous aimeriez qu'il vous dise ? 

Maxime Langlois : on est très proche et pourtant, on ne se l'est jamais dit. J'aimerais qu'il me dise : "Je t'aime".
Guillaume Langlois : on ne se le dit pas dans la famille, on n'est pas trop câlin. J'aimerais bien qu'il me dise : "Je t'aime".

G. F. : de quoi rêvez-vous pour lui ? 

Maxime Langlois : je lui souhaite plein de bonheur et d'être heureux avec son amie. J'aimerais surtout qu'il soigne ses blessures une bonne fois pour toutes pour qu'il puisse jouer avec moi le plus longtemps possible et à son meilleur niveau car je sais de quoi il est capable quand il joue sans blessure. Je n'ai qu'un regret : j'aurais tellement voulu faire un championnat du monde avec lui.
Guillaume Langlois : j'aimerais qu'il trouve quelqu'un de bien, ce qui est le cas aujourd'hui, et qu'il profite de ses années d'insouciance. Gagner sa vie avec le roller hockey est impossible. J'aimerais qu'il ne fasse pas la même erreur que moi, à savoir se concentrer uniquement sur le hockey pendant une période en laissant tout le reste de côté. J'aimerais qu'il commence à construire sa vie future dès maintenant.

Plus d'infos sur le club sur la Page Facebook des Tigres de Garges  

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lundi 5 février 2018

Matthieu Le Blond : "Avoir un week-end pour le All Star Game"

Quarante joueurs présents, 2 700 spectateurs à Mériadeck... La 1re édition du All Star Game qui s'est tenue le 2 février à Bordeaux a satisfait Matthieu Le Blond. Le président de l'AJPH*, organisatrice partenariat avec les Boxers de Bordeaux, dresse un premier bilan de l'événement. 


 
Quel est votre sentiment au lendemain de ce All Star Game ? 
Matthieu Le Blond : nous sommes très contents. Les joueurs nous ont donné un bon retour. Malgré le fait que l'événement se soit déroulé un vendredi, le public a répondu présent. On a pu voir également du beau spectacle, il n'y a pas eu de temps mort. Le rendu sur Fanseat qui diffusait en direct sur Facebook a été bon grâce à un dispositif à trois caméras, dont une sur la glace, car on voulait vraiment que ce soit bien fait.

On imaginait ce résultat, mais on ne l'e pérait pas forcément dès la 1re édition. Le club de Bordeaux nous a vraiment suivis dans notre exigence. Il a fait un gros travail sur la communication, sur l'esthétique également pour apporter à l'événement une très bonne visibilité.

Que souhaitez-vous améliorer pour le prochain ? 

Matthieu Le Blond : nous aimerions avoir une meilleure date sur un week-end, avec un samedi soir. Cela permettrait au public de se déplacer davantage et aux joueurs de mieux organiser leur déplacement. En effet, ce dimanche, il y avait une journée de championnat et certains clubs se montraient réticents à laisser partir leurs joueurs, ce que je comprends. C'est à travailler avec la fédération car on sait que le calendrier est très serré. On a pu voir également que les jeux de rapidité de patinage, de vitesse, de relais avaient beaucoup plu au public. On va essayer de créer un plus gros engouement autour de ce genre de jeux. Vu le succès de cette 1re édition, ça va forcément nous aider pour reconduire le All Star Game l'année prochaine.

Qu'apporte un tel événement à l'AJPH qui en est l'organisatrice ? 

Matthieu Le Blond : cela apporte surtout une visibilité par rapport à l'association. Cela montre qu'on souhaite être bien présent sur le développement du hockey en France, que l'on veut aider au rayonnement et à la structuration de notre sport.  

Que vous a procuré le All star Game en tant que joueur puisque vous y avez participé avec l'équipe victorieuse de Sud-Alpes ? 

Matthieu Le Blond : c'est le plaisir de se retrouver avec d'autres joueurs que l'on a pas l'habitude de côtoyer, de les découvrir non plus en tant qu'adversaires, de voir qu'on appartient à la même famille. C'est également très agréable d'essayer de jouer non plus pour gagner un match de championnat mais pour faire le show.

*APJH : association des joueurs professionnels de hockey sur glace 

Palmarès complet sur la Page Facebook du All Star Game

Merci à Nini Calimoutou Photography pour la qualité de ses images ! 
 
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mercredi 31 janvier 2018

Lyon remporte la coupe de France !

Pour la première fois de l'histoire du club depuis son accession il y a quatre ans en ligue Magnus, Lyon remporte un titre, celui de la coupe de France, face à Gap (2-0) ce dimanche 28 janvier. Titre qui lui ouvre la porte de la Continental Cup la saison prochaine. Retour sur ce titre avec Cédric Custosse. 



Comment avez-vous préparé la finale face à Gap ? 

Cédric Custosse : on a eu une très grosse semaine avec une double confrontation contre Epinal et le match contre Mulhouse ensuite. On a dormi à l'hôtel pour être tranquille la veille du match contre les Scorpions. On est arrivé à Paris le samedi, on s'est entraîné le soir pour prendre nos marques et se mettre dans l'ambiance. C'était très difficile car on a enchaîné les matches et la route. On craignait de ne plus avoir de jambes pour la finale contre Gap, mais quand le palet est sur la glace, tu oublies tout.

Qu'est-ce qui a été déterminant dans cette semaine ? 

Cédric Custosse : ce qui a été déterminant est notre match contre Mulhouse parce que c'était un match plein. On était bien en place, on a respecté à la lettre notre système de jeu, on était en confiance. Ce qui te met dans des conditions idéales avant d'entamer la finale car en restant sur ce genre de match, tu arrives vraiment bien, même si tu sais que rien n'est joué à l'avance évidemment.

Qu'est-ce qui a fait basculer le match en faveur de Lyon ? 

Cédric Custosse : on a complètement respecté notre système de jeu, ce qui est rare. Chacun a eu l'humilité de ne pas vouloir briller, de mettre son ego de côté pour être totalement au service de l'équipe. On n'est pas tombé non plus dans le piège de l'arbitrage, ce qu'on n'a du tout fait par exemple contre Rouen hier soir (perdu à domicile 3-0).

Comment Mitja Sivic, votre coach, vous a-t-il motivé pour cette finale ? 

Cédric Custosse : il nous a dit qu'on avait travaillé dur pour en arriver là, de faire table rase du passé et qu'il fallait nous concentrer uniquement sur les 60 minutes qui arrivaient. Il nous a dit que le match basculerait en notre faveur si on jouait notre jeu simplement, à fond et que si nous parveions à imposer notre jeu, Gap finirait par craquer à un moment donné ou à un autre. Maris Jucers le gardien a fait les arrêts décisifs, Norbert Abramov qui était un peu en manque de confiance durant la saison a mis un but magnifique. Il nous a demandé d'oublier le championnat et de tout donner là, maintenant.

Lyon fait une remarquable saison. Quelle est la force de l'équipe ? 

Cédric Custosse : on a quelques gâchettes comme Correia, Takac qui sont en pleine forme, les coaches ont trouvé la bonne alchimie et ont su trouver des gars capables de s'investir pleinement pour l'équipe. Ils sont très pointilleux sur notre placement défensif et on se porte ensuite très vite vers l'avant. Les rôles sont bien compris et très bien exécutés par chacun d'entre nous. Le seul problème est que, quand on passe à côté, c'est toute l'équipe qui plonge. Il nous manque un gars ou deux, capables de renverser la vapeur dans ce genre de situation.

Il vous reste 4 matches de championnat. Comment voyez-vous cette dernière ligne droite ? 

Cédric Custosse : mentalement on est bien car on a eu notre qualification en play-offs. Maintenant, l'idéal est de finir à la 4e place. Il nous reste un déplacement à Grenoble, la réception d'Angers, un déplacement à Strasbourg et Amiens chez nous le 20 février. Tous ces matches seront très importants face à deux concurrents directs que sont Angers et Amiens, en termes de points pour terminer le plus haut possible.

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dimanche 7 février 2016

Ligue Magnus : clap de fin de la saison régulière

Hier soir avait lieu la dernière journée de saison régulière qui a clos définitivement le sort des 14 équipes engagées. Petit bilan de ce qui attend les 14 formations à partir du 19 février. 

 
Gap termine en tête de la saison régulière


Classement final
  1. Gap 58 pts
  2. Epinal 56 pts
  3. Angers 55 pts
  4. Grenoble 53 pts
  5. Rouen 51 pts
  6. Brest 44 pts
  7. Amiens 40 pts
  8. Strasbourg 38 pts
  9. Bordeaux 35 pts
  10. Chamonix 27 pts
  11. Briançon 24 pts
  12. Lyon 23 pts
  13. Morzine 20 pts
  14. Dijon 19 pts 

Quarts de finale : matches 1 et  2  vendredi 19 et samedi 20 février
  • Gap-Strasbourg
  • Epinal-Amiens
  • Angers-Brest
  • Grenoble-Rouen  

Play-down : 1re journée le vendredi 19 et samedi 20 février

Les 6 clubs s'affronteront en matches aller-retour du 19 février au 26 mars. Les deux derniers à l'issue de la poule seront rétrogradés en division 1. Le 12e jouera les barrages face au champion de D1 en 3 matches. Voir le calendrier complet.

Crédit photo : Thierry Massicot 

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vendredi 5 février 2016

Vite dit, c'est vendredi !

Un peu de légèreté et de fraîcheur en ce vendredi pour finir la semaine et prendre des vitamines et de la bonne humeur pour le week-end !   


LE QUI QU'A DIT ? 

Chaque semaine, GlaceNews extrait une citation parue dans la presse papier ou électronique. A vous de voter en haut à gauche du blog, pour en deviner l'auteur.

Aujourd'hui : "Nous sommes disciplinés, mais surtout patients". Réponse de la dernière fois : c'est bien Ervins Mustukovs, gardien de Grenoble qui a dit la phrase "Je ne suis pas inquiet, je dis juste qu'on doit désormais gagner", comme l'ont trouvé seulement 8 % d'entre vous et non Dany Sabourin, le portier de Rouen comme l'ont suggéré 50 % d'entre vous (Dauphiné Libéré 05/01/2016).

A vos votes ! Réponse vendredi prochain

CHIFFRE : 111


Comme le nombre d'arrêts effectués par la gardienne junior Taylor DeForrest lors du match avec son équipe d'Apple Valley en championnat universitaire américain. Malheureusement, elle a perdu 3-2 au terme de six prolongations et de 122 minutes de jeu. 

C'EST TOP !  


La mise en vente des billets et des packages pour les Mondiaux 2017 qui se dérouleront conjointement à Paris et à Cologne, en Allemagne. Tous les prix, les formalités, les conditions d'achat sur le site de l'IIHF. 
       
PAS TOP !


Si la Suisse est un paradis fiscal, elle peut être un enfer pour ses clubs de hockey sur glace. La Ville de Berne a en effet adressé une facture de 6 760 euros au club de Lugano, en réparation pour le bus de la ville saccagé par les supporters de Lugano lors de leur retour à la gare, après le match du 23 janvier.   

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lundi 1 février 2016

Sur les tablettes, cette semaine...

Dernière semaine de la saison régulière. Au bout du suspense ! Alors, à vos agendas.      


Mardi 2 février : 25e journée ligue Magnus
  • Grenoble-Dijon 
  • Angers-Strasbourg
  • Chamonix-Rouen
  • Morzine-Brest
  • Gap-Epinal
  • Briançon-Amiens
  • Lyon-Bordeaux

Mercredi 3 février : 25e journée ligue Magnus
  • Briançon-Epinal 

Vendredi 5 février : 26e journée ligue Magnus
  • Amiens-Gap

Samedi 6 février : 26e journée ligue Magnus
  • Strasbourg-Grenoble
  • Brest-Angers
  • Bordeaux-Briançon
  • Morzine-Avoriaz les Gets-Rouen
  • Epinal-Lyon
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