jeudi 29 janvier 2009

Quelle forme pour l'équipe de France ?

En stage de préparation depuis aujourd'hui à Asnières, en banlieue parisienne, l'équipe de France masculine de hockey sur glace disputera, du 5 au 8 février, à Oslo, en Norvège, le tournoi de qualification olympique contre la Norvège, le Danemark et le Kazakhstan. Glacenews lance une série de rendez-vous sur l'équipe de France en faisant le point sur la forme des internationaux français évoluant dans le championnat hexagonal.

NDLR : pour ce passage en revue, ont été prises en compte les statistiques (buts et assistances) de chaque joueur, réalisées au cours des cinq dernières journées de Ligue Magnus. Concernant les internationaux jouant dans les championnats étrangers qui sont Fabrice Lhenry (Esjberg - Danemark), Olivier Coqueux (Esjberg - Danemark), Laurent Meunier (Fribourg - Suisse), Pierre-Edouard Bellemare (Leksand - Suède), Kevin Hecquefeuille (Nybro - Suède), Sébastien Bordeleau (Berne - Suisse) et Nicolas Besch (Mikkeli - Finlande), leur classement et leurs performances sont à consulter sur le site de la fédération française de hockey sur glace. A noter que Yorick Treille n'est pas mentionné. L'attaquant de Vitkovice (République tchèque) est toujours en convalescence suite à une blessure au genou. Dave Henderson a confirmé que sa présence au sein des Bleus était pour le moment encore incertaine.

Pour ce tournoi, le sélectionneur des Bleus, Dave Henderson, a convoqué dans le championnat français le gardien Eddy Ferhi (Grenoble), les défenseurs Baptiste Amar (Grenoble), Stéphane Barin (Villard de Lans), Benoît Quessandier (Epinal), Matthieu Mille (Morzine-Avoriaz), Antonin Manavian et Teddy Trabichet (Grenoble) et les attaquants Laurent Gras, Jonathan Zwikel, Luc Tardif et François Rozenthal (Morzine-Avoriaz), Damien Raux (Briançon), Julien Desrosiers et Jérémie Romand (Rouen). Où en sont-ils ? Dans quelle forme sont-ils ? Glacenews vous apporte des élépments de réponse.

  • Eddy Ferhi
Le gardien grenoblois a déjà une coupe de la Ligue à son actif et se prépare pour la finale de la coupe de France le 22 février à Bercy face à Dijon qu'il a remporté aux tirs aux buts l'an passé contre Rouen. Le meilleur gardien français de Magnus, 3e derrière le Finlandais Satosaari de Briançon et le Slovaque Sokpo de Rouen. Grenoble pointe actuellement à la 3e place du championnat (3e/14)

  • Baptiste Amar
A 28 ans, le capitaine de Grenoble est, selon Dave Henderson, l'un des défenseurs dont les Bleus ne peuvent pas se passer. Doué de très belles capacités offensives, Baptiste Amar l'a encore prouvé en signant 3 buts sur les 5 dernières rencontres de Magnus et en réalisant une assistance.

  • Stéphane Barin
Celui qui avait quitté les Bleus en 2007 est de retour. L'entraîneur et défenseur de Villard-de-Lans remplace l'Amiénois Vincent Bachet, blessé. A 38 ans, il maintient sa forme en ayant déjà disputé cette saison 17 matches sur 23. Il a réussi l'exploit cette saison à battre pard eux fois les Dragons de Rouen, champions de France en titre ! Il apporte aux Bleus une riche expérience des tournois internationaux puisqu'il compte à son actif 13 championnats du monde (le dernier en 2007) et 4 Jeux olympiques (1992, 1994, 1998 et 2002).

  • Benoît Quessandier
A 23, l'ancien Rouennais évoluant à Epinal a confirmé dans les 5 derniers matches son potentiel offensif. Le jeune défenseur a en effet inscrit 6 buts. La preuve que l'augmentation du temps de glace lui a permis de révéler toute son efficacité.

  • Matthieu Mille
A 27 ans, le défenseur est actuellement le 5e pointeur de Morzine derrière quatre attaquants (4 buts + 13 assistances) ! Son truc, ce sont les passes millimétrées pour ses avants. Là encore, Matthieu Mille est en forme : 7 points sur les 5 derniers matches, dont 6 assistances.

  • Antonin Manavian
A 21 ans, le Grenoblois fait partie des plus jeunes de l'équipe de France que Dave Henderson souhaite voir évoluer et intégrer peu à peu au sein du groupe. Son gabarit impressionnant est taillé pour la défense. Le sélectionneur devra cependant canaliser son bouillonnant caractère, Antonin Manavian étant l'un des joueurs de Grenoble les plus pénalisés (52 minutes en 22 matches).

  • Teddy Trabichet
Là encore, une "jeune pousse" intégrée par Dave Henderson. A 21 ans, le défenseur grenoblois participe à l'aventure des Bleus auprès de qui il a tout à apprendre du niveau international.

  • Laurent Gras
Son départ d'Amiens a fait couler beaucoup d'encre. A 32 ans, l'attaquant des Pingouins fait partie des cadres tricolores. Actuellement 4e pointeur et 4e buteur du club, il n'a cependant marqué qu'un but et n'a réalisé qu'une assistance sur les 5 derniers matches de Magnus. Son expérience de 9 championnats du monde et de 2 Jeux olympiques sera très précieuse aux Bleus.

  • Luc Tardif
Le 7 doit certainement être son chiffre porte-bonheur. En effet, le jeune attaquant de 24 ans est le 7e pointeur, 7e buteur et 7e meilleur assistant de Morzine. Avec 2 buts à son actif dans les 5 dernières rencontres de Magnus, Luc tardif sait se servir intelligemment de son imposant physique pour faire le ménage en attaque et créer de l'espace à ses coéquipiers.

  • Jonathan Zwikel
Contrairement à son frère, Luc tardif, lui est abonné au 2. A 33 ans, le capitaine des Pingouins est toujours aussi saignant et occupe les rangs de 2e pointeur (12 buts et 16 assistances en 23 matches), 2e buteur et 2e meilleur assistant de Morzine. Dernièrement, Jonathan Zwikel s'est distingué contre Rouen en réalisant 2 assistances et en inscrivant 2 des 5 buts gagnants. Sur les 5 derniers matches, il a aussi à son actif 4 assistances. Un offensif actuellement en pleine possession de ses moyens et donc dangereux pour les adversaires.

  • Julien Desrosiers
Tout simplement le plus efficace, actuellement, des attaquants de la Magnus. L'avant d'origine québécoise totalise les titres de meilleur pointeur (25 buts et 27 assistances en 23 matches) et de meilleur buteur du championnat. Julien Desrosiers, en l'absence de Carl Mallette sur son bloc, s'est adapté rapidement au jeu du Finlandais Peltola, inscrivant sur les 5 dernières rencontres de Magnus 3 buts et 3 assistances, dont le but victorieux en mort subite de Rouen face à Grenoble. Le Français certainement le plus en forme du moment, rapide et explosif.

  • Jérémie Romand
Le benjamin de l'équipe de France. A 20 ans à peine, l'attaquant rouennais participe pour la 2e fois aux compétitions internationales. Placé sur le 2e bloc entre Julien Desrosiers et Mikko Peltola à Rouen, il a beaucoup progressé depuis le début de la saison, se plaçant au rang de 6e meilleur assistant des Dragons (14 en 21 matches). Ces 5 derniers matches, il a réalisé deux passes décisives et marqué deux buts contre Tours. Dave Henderson a été conquis par sa rapide adaptation au niveau international. Un jeune à suivre très attentivement qui avait même marqué lors du dernier tournoi international des Bleus deux buts contre la Biélorussie.

  • François Rozenthal
A 33 ans, cet attaquant morzinois confirme l'étendue de son talent. Meilleur buteur et 1er pointeur des Pingouins (15 buts + 15 assistances en 22 matches), François Rozenthal est, avec Jonathan Zwikel et Laurent Gras, l'un des cadres très précieux des Tricolores sur qui compte Dave Henderson. Avant le tournoi d'Oslo, le fer de lance de Morzine a affûté sa crosse, avec au compteur 4 buts et 4 assistances sur les 5 derniers matches. L'une des armes redoutables des Bleus.

  • Damien Raux
Quand on lui fait confiance, l'ex-Rouennais est capable de tout. Et il le prouve encore cette année avec les Diables rouges. A 24 ans, le jeune attaquant explose à Briançon. Il est tout simplement le 3e pointeur (9 buts et 18 assistances en 22 matches), le 2e assistant et le 4e buteur du leader du championnat ! En plein essor, Damien Raux a encore frappé fort lors des 5 dernières rencontres avec 5 buts et 4 assistances. Sans aucun doute l'une des pièces maîtresses les plus prometteuses des Bleus à l'offensive.

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lundi 26 janvier 2009

L'arbitrage français à l'étude

La fédération française de hockey sur glace lance un gros chantier concernant l'arbitrage français. Même s'il était dans les cartons, la réclamation portée par les Dragons de Rouen a visiblement accéléré la mise en place du processus et conforté les instances fédérales de sa réelle nécessité.

Quand Luc Tardif voyage, ce n'est jamais les mains vides. Membre du "Sport committee", commission chargée de l'organisation d'événements internationaux au sein de l'IIHF, le président de la fédération française de hockey sur glace s'envole jeudi pour Zürich, en Suisse. Dans ses bagages, des dossiers sur l'avenir de la coupe Continentale, la création d'une "Champion's league", des projets pour les cinq ans à venir et... des recommandations concernant l'arbitrage. "Au vu du précédent qui vient de se passer chez nous et de la décision que nous avons été amenés à prendre ce week-end, nous arrivons à Zürich avec des propositions pour mettre toutes ces questions sur le tapis", explique Luc Tardif.

Des questions essentielles puisque la réclamation portée par le club rouennais mettait en cause la communication entre l'arbitre et son juge de ligne. Dans ce cas précis, une communication visuelle couramment pratiquée et appelée en anglais "Touch eyes" qui rentre dans le cadre des directives données aux arbitres par l’IIHF en matière de sollicitation par l’arbitre principal d’un échange avec son juge de ligne.
"L'IIHF donne aux arbitres des consignes pour rester discrets et de faire des gestes discrets, souligne Luc Tardif. Nous, à la FFGH, nous disons le contraire et nous voulons des gestes plus précis pour éviter à nouveau ce qui vient de se passer. Comme il y a un bras levé, pourquoi ne pas créer aussi un geste simple qui traduirait ce genre de situation ? ".
Parallèlement à ce voyage, la fédération française lance cette année un gros chantier portant sur l'arbitrage. Une remise à plat totale du réglement réalisée en collaboration avec l'ensemble des arbitres et des clubs. Une opportunité que ne manqueront certainement pas de saisir les Dragons de Rouen et leur manager, Guy Fournier, qui avait beaucoup de mal, aujourd'hui, à digérer le jugement fédéral :
"Je remercie la fédération parce qu'elle a été très réactive et qu'elle nous a vraiment bien écoutés, même si le jugement ne correspond pas à notre vision des choses. On ne m'enlèvera jamais de l'esprit que l'arbitre n'a pas fait venir à lui le juge de ligne. On a fait ce qu'on avait à faire pour nos joueurs, nos supporters, nos partenaires."

Post publié le 26/01/2009 à 22:05
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dimanche 25 janvier 2009

Retrouvailles ?

Samedi, Jimmy Bergamelli a arbitré le match Chamonix-Rouen à la place de Bruno Colleoni qui avait arbitré la demi-finale Grenoble-Rouen, mardi, à Pôle Sud.

Le hasard ne fait parfois pas bien les choses. En effet, après avoir arbitré la demi-finale Grenoble-Rouen mardi en Isère, Bruno Colleoni était l'arbitre désigné pour le match Chamonix-Rouen d'hier soir. Un bis repetita qui n'aurait posé aucun problème au club normand si celui-ci n'avait posé réclamation auprès de la fédération française de hockey sur glace portant sur le réglement arbitral. D'où la question qui flottait sur toutes les lèvres des joueurs et des supporters avant le voyage dans les Alpes : Bruno Colleoni allait-il être présent sur la glace chamoniarde ?

Lors de notre entretien avec Jean-Christophe Benoist jeudi, la question avait été bien entendu soulevée. Le directeur technique de l'arbitrage avait alors apporté une réponse sans équivoque. "Puisque Bruno Colleoni n'a rien à se reprocher dans l'arbitrage de la demi-finale opposant Grenoble à Rouen, pour quelles raisons n'arbitrerait-il pas ce match ?" déclarait alors Jean-Christophe Benoist. Au vu du climat passionnel qui régnait au sein du Rouen Hockey Elite et des clubs de supporters normands, on pouvait redouter une confrontation difficile entre l'homme en noir et blanc et les Noir et Or samedi soir.

Ce qu'avait anticipé le superviseur puisqu'il décidait, dès mercredi, de remplacer Bruno Colleoni par Jimmy Bergamelli, le premier arbitrant hier soir la rencontre Dijon-Amiens. "Le maintien de Bruno Colleoni aurait pu être vécu par le club, les joueurs et le public comme une provocation, commentait jeudi Jean-Christophe Benoist. Ce dont nous n'avons besoin ni les uns ni les autres." Une marque de sagesse qui a permis aux Dragons de Rouen de disputer cette rencontre de la 22e journée de ligue Magnus dans un climat plus apaisé qu'ils ont remportée sur le score de 4 à 3.

Post publié le 25/01/09 à 14:26
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Audition des dirigeants rouennais

Ce matin, le bureau du Rouen Hockey Elite a été entendu au siège de la fédération française de hockey sur glace. Cette dernière rendra sa décision lundi.

En recevant ce matin le bureau du club rouennais, les instances fédérales ont clairement fait savoir qu'elles voulaient régler l'affaire au plus vite. Elles ont en effet entendu, dès 9h, les représentants du Rouen Hockey Elite. Renonçant à débattre "d'éventuelles erreurs arbitrales" comme nous le soulignait Guy Fournier jeudi après-midi, le club normand a porté réclamation sur ce qu'appelait le manager dans sa déclaration "un point de réglement très précis".

Ce point de réglement concerne la pénalité portée contre l'attaquant belgo-québécois Olivier Bouchard à 44'31. Le RHE conteste le fait que cette pénalité qualifiée de "mineure" par le club (en opposition selon le réglement arbitral aux pénalités majeures) ait été signalée par le juge de ligne, Alexis Grabit, à l'arbitre principal, Bruno Colleoni, et qu'elle ait été signalée alors que l'action au cours de laquelle la faute aurait été commise s'était déroulée 30 secondes plus tôt.

Selon le club rouennais, le réglement arbitral stipule que "Le juge de ligne n'a pas le droit de sa propre initiative d'aller voir l'arbitre principal pour lui signaler une pénalité mineure". Depuis sa création il y a deux ans, la fédération doit statuer pour la première fois sur un tel point de réglement. Sa décision sera rendue lundi après l'audition de l'ensemble des protagonistes de l'affaire et réunion du bureau directeur. Elle devrait ainsi permettre aux autres clubs français d'en apprendre davantage sur les subtilités du code arbitral.

Post publié le 24/01/09 à 15:35
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vendredi 23 janvier 2009

Rouen dépose une réclamation auprès de la fédération

La fédération avait donné jusqu'à jeudi soir au club de Rouen pour déposer une réclamation. Les Dragons ont saisi l'opportunité.

Joint par téléphone jeudi à 17h20, Guy Fournier a confirmé avoir porté réclamation auprès de la fédération française de hockey sur glace. "Nous avons décidé de le faire pour montrer notre solidarité vis-à-vis de nos joueurs, d'Alain Vogin, de nos partisans et de nos partenaires", expliquait le manager du Rouen Hockey Elite. Interrogé sur les images tournées par Grenoble et envoyées au club par le directeur technique de l'arbitrage, Guy Fournier n'a fait aucun commentaire, déclarant simplement que "La réclamation déposée par le club ne porte pas sur d'éventuelles erreurs arbitrales, mais sur un point de réglement très précis."

De son côté, Luc Tardif, joint à 18h, a bien confirmé la saisie de la fédération par le Rouen Hockey Elite. Le président a indiqué que le bureau se réunira ce week-end pour examiner l'ensemble des documents et statuer sur la suite à donner à cette affaire. "Nous allons entendre le club de Rouen, a expliqué Luc Tardif. Il faut dédramatiser tout ça. Attention à ne pas trop s'énerver. Je pense que la "bagarre" a commencé avec le refus de Grenoble de repousser la demi-finale. Mais les matches ne peuvent être déplacés que si les deux équipes sont d'accord. C'est le règlement."

Les dirigeants rouennais devraient être reçus au siège de la fédération, très rapidement, la semaine prochaine.

Post publié 23/01/09 à 01:02)

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jeudi 22 janvier 2009

Jean-Christophe Benoist : "Tout était réglé à la fin du match"

Depuis ce fameux soir du 20 janvier, beaucoup de choses se sont dites. Beaucoup d'encre a coulé. Dans les différents médias et sur Internet, les points de vue se sont exprimés avec pour Rouen, Alain Vogin, entraîneur, Eric Doucet, capitaine, Olivier Bouchard, attaquant et pour Grenoble, Jean-Luc Blache, président, Patrick Rolland, entraîneur-adjoint, Eddy Ferhi, gardien, Johan Forsander, attaquant et Baptiste Amar, capitaine. Curieusement, alors que l'arbitrage attirait sur lui les foudres normandes, aucun média n'a donné la parole aux principaux intéressés, à savoir les arbitres. Glace Info publie l'interview de Jean-Christophe Benoist, superviseur et directeur technique de l'arbitrage, réalisée par téléphone ce jeudi après-midi.

Glace Info : comment avez-vous eu connaissance des griefs qui sont reprochés par le club de Rouen à l'arbitrage ?

Jean-Christophe Benoist :
Guy Fournier m'a appelé mercredi matin pour m'en faire part. Je l'ai écouté de façon neutre. Je n'ai pas vu le match. Je lui ai donc demandé de m'envoyer tous les éléments nécessaires afin d'examiner les quatre erreurs qui, d'après le club, ont été commises lors de la rencontre, et de pouvoir faire mes investigations auprès des arbitres qui ne m'ont pas appelé à la fin de la rencontre pour me signaler d'éventuels dysfonctionnements. J'ai ensuite téléphoné à Bruno Colleoni ainsi qu'aux juges de ligne. Après, j'ai reçu un coup de fil de Patrick Rolland, entraîneur-adjoint de Grenoble. Je lui ai également demandé à son tour de me faire parvenir toutes les images concernant les séquences de jeu pendant lesquelles les quatre erreurs auraient été commises. Aujourd'hui, nous sommes jeudi et je n'ai reçu que les images de Grenoble. J'ai envoyé ce matin par mail avec accusé de réception les séquences et les arrêts sur image au club de Rouen. Je n'ai pas eu aucun retour. Il n'y a pas eu de réclamation du club de Rouen.

G. I. : vous avez donc visionné les images tournées par Grenoble qui vous les a communiquées également sous forme d'arrêts sur image avec un système de zoom. Quelles conclusions en tirez-vous ?

J-C. B. : Mon sentiment général est qu'il y a une montée en puissance de l'affaire par le club de Rouen qui est due à une très grande frustration.
Je comprends dans une certaine mesure la déception et la frustration qu'ont pu ressentir Alain Vogin et ses joueurs. Mais il ne faut pas que cela prenne de telles proportions. Rouen n'a pas perdu à cause de l'arbitrage. Après avoir regardé les images, j'en conclus qu'il n'y a rien de majeur qui puisse remettre en question la victoire de Grenoble. Aucune faute technique n'a été commise. Par rapport au match, je remercie vivement Alain Vogin d'être monté sur la glace et d'avoir calmé ses joueurs. Sa conduite a été exemplaire.

G. I. : reprenons une par une les erreurs soulevées par Rouen et expliquez-nous pourquoi, selon vous, elles n'en sont pas. Sur l'attitude du juge de ligne qui signale une pénalité à l'encontre d'Olivier Bouchard ?

J-C. B. : Alain Vogin dit que ce n'est pas dans les attributions du juge de ligne de le signaler à l'arbitre principal. On est d'accord. Sauf que ça fait trois fois que Bouchard se téléscope avec Rouleau et que Bruno Colleoni décide de le prendre en compte. Il a fait son choix à ce moment du match. Il donne une prison à un joueur. Il ne donne pas un but ni à Rouen ni à Grenoble. A ce moment-là du match, cela ne fait que 2-1 pour Rouen.

G. I. : que voyez-vous sur la vidéo concernant le but inscrit du casque en tête plongeante par Masa, selon Rouen ?

J-C. B. : J'ai reçu de Grenoble les photos faites à partir d'arrêt sur images. Patrick Rolland a fait un zoom sur Martin Masa avec une loupe. Le but est parfaitement valable. Pourquoi ? Parce que Masa, collé par Glad, tombe en arrière, dos au but et ne plonge absolument pas tête en avant. Il ne le peut pas. Le palet est bloqué entre ses omoplates. C'est un rebond. Il n'y a aucun geste volontaire.

G. I. : que répondez-vous à Rouen sur la pénalité non sifflée sur Rouleau, mais sifflée sur Thinel pour dureté et qui amène Rouen à jouer à 4 contre 4 et non à 5 contre 4 ?

J-C. B. : je réponds que ce sont les aléas du match. Dans un match, il arrive que l'arbitre voit un geste et pas un autre et essaie donc d'équilibrer au mieux le match pour ne léser aucune équipe.

G.I : dernier point de discorde : le dégagement interdit ?
J-C. B. : le premier juge de ligne signale le dégagement interdit. Le second annule un hors-jeu. Le premier pense que le second annule le dégagement interdit. Il y a alors mésentente entre les deux juges de ligne et pour ne vexer personne, l'engagement a lieu au milieu.
Tout ceci est un non événement et je trouve cette montée en sauce dommageable. Tout était réglé à la fin du match.

Propos recueillis par Glace Info (post publié 23/01/09 à 0:32)

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Nicolas Tomasini : " Je suis très surpris "

Alors que la polémique fait rage et que les supporters rouennais et grenoblois s'étripent à coup de messages virulents sur différents forums, nous avons joint par téléphone ce jeudi après-midi, Nicolas Tomasini, manager des Brûleurs de Loups qui nous a confié sa surprise face à l'attitude rouennaise.

Glace Info : comment avez-vous réagi face aux déclarations d'Alain Vogin d'après-match ?

Nicolas Tomasini : nous avons fourni à la direction technique de l'arbitrage la vidéo filmée par notre staff avec les zooms sur les séquences de jeu mises en cause que notre matériel nous permet de faire. Sur nos images, on voit clairement qu'il n'y a aucune erreur d'arbitrage ! Je ne comprends pas bien l'attitude de Rouen. Je suis très surpris par leur volonté de mettre l'affaire sur la place publique.

G. I. : d'après vous, quelle attitude aurait dû adopter le club ?

N. T. : je pense qu'il aurait été préférable que cette affaire se règle dans un cadre interne et que cela reste plus discret. Je trouve que les Rouennais ont été un peu loin et que cette victimisation est exagérée. Je suis également très surpris de l'article paru sur le site du club de Rouen qui en fait état et du fait qu'un joueur professionnel intervienne dans un forum public...

G. I. : qu'attendez-vous de la fédération française de hockey sur glace ?

N. T. : vous savez, ça fait longtemps que j'ai mis mon côté rebelle de côté. En tant que manager, je ne peux qu'appliquer le réglement fédéral. Nous verrons bien à qui la fédération donnera raison.

G. I. : imaginons l'hypothèse selon laquelle la fédération déciderait de faire rejouer le match. Que feriez-vous ?

N. T. : nous aurions alors le choix d'aller le rejouer ou pas... Mais nous n'en sommes pas encore là.

Propos recueillis par Glace Info (post publié 22/01/09 à 22:47)

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Tout le monde en parle

Mardi 20 janvier, la demi-finale de Coupe de France opposant Grenoble à Rouen a été remportée par le club isérois à Pôle Sud sur le score de 3 à 2. Les Brûleurs de Loups iront donc au palais omnisports de Paris-Bercy remettre leur titre en jeu face aux Ducs de Dijon le 22 février. A l'issue de la rencontre, Alain Vogin, entraîneur de Rouen, a déclaré aux médias qu'il avait été volé. Explications.

Alors qu'Alain Vogin, dans son bureau de l'île Lacroix, passe et repasse les images vidéo, le quotidien régional local, Paris-Normandie, titre dans son édition du mercredi 21 janvier : "Une douteuse élimination". Dans ses colonnes, le journaliste Jean-François Cars égrène les réserves quant à l'arbitrage de la rencontre mené par Bruno Colléoni. A Rouen, l'émotion est très vive et Alain Vogin ne cesse de raconter et de montrer à la presse, vidéo enregistrée par le staff du Rouen Hockey Elite à l'appui, ce qui, d'après lui, fait polémique. "J'ai dit qu'on s'est fait littéralement voler par des décisions arbitrales ! Moi, depuis le début, je veux me battre pour qu'on sache la vérité. Je veux que mes joueurs sachent qu'on est derrière eux. Il se sont battus et ont perdu le match sur des erreurs d'arbitrage."

Mais quelles sont-elles, ces erreurs ? Alain Vogin en relève quatre :

  1. la pénalité sur Olivier Bouchard pour charge incorrecte sifflée à 44'31sur laquelle Grenoble ouvre le score. Le coach rouennais fait remarquer qu'entre la charge éventuelle sur Alexandre Rouleau et le signalement de la pénalité faite par le juge de ligne Alexis Grabit auprès de Bruno Colléoni, 30 secondes se sont écoulées. Alain Vogin met en avant le fait que le juge de ligne n'a pas le droit de signaler une pénalité mineure à l'arbitre principal de sa propre initiative.
  2. le 2e but inscrit par Grenoble à 48'34 et validé qui, selon Alain Vogin, vidéo à l'appui, est marqué du casque par Martin Masa.
  3. la pénalité sifflée sur Marc-André Thinel à 51'44. Alors que le Rouennais est à terre entre les jambes de Rouleau, ce dernier lui envoie un coup de poing. En se relevant, Thinel envoie un coup à Rouleau qui, devant l'arbitre, s'affale sur la glace. "Simulation !" explose Alain Vogin, mécontent que son joueur aille en prison et que Rouleau reste sur la glace.
  4. le dégagement interdit sifflé alors que selon Alain Vogin, le palet est touché par Eric Doucet avec l'engagement suivant effectué au centre de la glace.
Pour le club rouennais, c'en est trop. Après avoir exposé la situation à Jean-Christophe Benoît, le directeur technique de l'arbitrage, dès leur retour de Grenoble, les dirigeants envoient à la demande de ce dernier toutes les images dont ils disposent. L'affaire éclate sur la place publique. La polémique est lancée.

Post publié le 22/01/09 à 21h
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